Sujets postés en avril 2010

28
04
2010

Etiquetage développement durable de la Caisse d’Epargne: un début prometteur et une fin révélée par les Amis de la Terre

En juin 2007, la Caisse d’Epargne et les Amis de la Terre annoncent le début des travaux préparatoires du programme « Bénéfices Futur »  donnant la possibilité aux clients d’intégrer des critères environnementaux et sociaux dans leur choix de placements. Une année a été nécessaire pour former et mettre en place la méthodologie de l’étiquetage. Pratique qui entre concrètement en application en juillet 2008.

Le 23 mars dernier, la Caisse d’Epargne décide de suspendre l’étiquette développement durable de ses produits, sans en communiquer les raisons. Suite à quoi, les Amis de la Terre publient un communiqué de presse dénonçant et condamnant cette suspension. Partant de là, il serait intéressant de comprendre comment cette initiative, inédite et tant attendue dans le secteur bancaire, a été perçue par les différentes communautés du Web.

L’accueil du lancement de l’étiquetage entre Juin 2007 et Juillet 2008

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Internet a été fortement réactif : les sites et blogs traitant du développement durable, de l’économie ainsi que les médias en ligne ont tous commenté à leur manière cette initiative, à travers des articles et des analyses. On a pu observer un contraste, dans le traitement de cette information, entre la communauté web du développement durable et celle de l’économie.

En effet, les sites Ă©ditoriaux dĂ©diĂ©s au dĂ©veloppement durable se sont davantage situĂ©s dans l’émotionnel et ont saluĂ© de façon Ă©logieuse la venue de cet Ă©tiquetage, tandis que   les sites  Ă©conomiques tels que  latribune.fr ou encore lesechos.fr ont Ă©tĂ© plus pragmatiques. Pour eux, cette initiative est nouvelle, mais toutefois dĂ©jĂ  appliquĂ©e dans d’autres secteurs Ă©conomiques.

Les réactions suite au retrait de l’étiquetage DD en mars 2010

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Les Amis de Terre, co-fondateur  de cette Ă©tiquette, ont mobilisĂ© la communautĂ© web du dĂ©veloppement durable pour dĂ©noncer la Caisse d’Epargne. Bien que cette action ait naturellement alimentĂ© une tonalitĂ© nĂ©gative, cette dernière est restĂ©e confinĂ©e Ă  la sphère du dĂ©veloppement durable.

Le traitement du retrait de l’étiquetage s’est limitĂ© Ă  la reprise fidèle du communiquĂ© des Amis de la Terre. NĂ©anmoins,  une tentative de rĂ©sistance a Ă©tĂ© amorcĂ©e par Novethic.fr, qui rassure les pourfendeurs de cette initiative, en prĂ©cisant que malgrĂ© la suspension, l’Ecureuil continuera Ă  financer la R&D dans la mĂ©thodologie de l’étiquetage.

Les internautes n’ont pas manifestĂ© d’intĂ©rĂŞt prĂ©gnant pour ce sujet en raison, probablement, du silence de la Caisse d’Epargne. D’ailleurs, Ă  ce jour, la banque n’a pas communiquĂ© sur le sujet.

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avril 28, 2010  

28
04
2010

Lyonnaise des Eaux lance un appel aux idées neuves sur l’eau

Le 9 février dernier, Lyonnaise des Eaux a ouvert son site internet ideesneuvessurleau.net au public désireux d’apporter des solutions aux problématiques de l’eau. Par ce biais, Lyonnaise des Eaux tente d’encourager les experts, les élus, les « consom’acteurs », les associations, etc. à s’exprimer et proposer des idées permettant une gestion rationnelle de ce bien précieux. En parallèle à ce site internet, un Comité d’experts a été mis en place pour étudier la faisabilité des idées pertinentes et apporter des éléments de réponse à la Lyonnaise des eaux sur les thématiques proposées. Le débat se composera de deux sessions thématiques.

La première session, qui s’est déroulée entre février et mars, a été présidée par Erik Orsenna, académicien, spécialiste de la question et auteur de L’Avenir de l’eau. Lyonnaise des Eaux a mis les pieds dans le plat en consacrant cette première session de discussion à la valeur et au prix de l’eau. La question « faut-il payer l’eau ? » oppose souvent les associations militant en faveur d’une eau publique et non marchande à Veolia Eau, Lyonnaise des Eaux ou Saur.

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Sur ce site la dĂ©marche est innovante, car elle invite les internautes Ă  dĂ©passer le stade de la critique et [Lire la suite →]

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avril 28, 2010  

28
04
2010

Des éoliennes sur les toits parisiens : un « Paris » audacieux…

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Alors que le pré-rapport parlementaire présidé par Patrick Ollier (Député UMP) tente d’amorcer la mise à mort des éoliennes dans le paysage français, Paris a lancé un projet test visant à orner ses toits de petites éoliennes adaptables à la configuration urbaine. Cette démarche s’inscrit dans le cadre du Plan Climat de la ville de Paris énonçant la volonté que, d’ici 2020, 25 % de la consommation énergétique de la Ville soient issus d’énergies renouvelables.

Le 1er avril 2010, en marge à la semaine du développement durable, Anne Hidalgo, première adjointe au Maire chargée de l’urbanisme et Denis Baupin, adjoint au Maire chargé du développement durable, ont inauguré deux mini-éoliennes sur la toiture-terrasse de la Maison de l’Air à Belleville (XXème arrondissement de Paris) ; lieu choisi en raison du symbole mais aussi pour sa localisation dans les hauteurs de Paris.

Ces mini-Ă©oliennes mesurent 160 cm x 160 cm ; elles prĂ©sentent plus l’aspect de grands ventilateurs que d’éoliennes traditionnelles. [Lire la suite →]

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avril 28, 2010  

28
04
2010

Interview de Jean-Pierre Sicard, directeur général délégué de CDC Climat

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Impliqué depuis 15 ans dans la réflexion sur le changement climatique, la Caisse des Dépôts aborde cette année un tournant avec la création de CDC Climat. Cette nouvelle filiale devrait permettre à la Caisse des Dépôts de devenir un acteur international de la lutte contre le réchauffement climatique.


Graine de Sésame: La Caisse des Dépôts a récemment lancé CDC Climat, dont vous êtes directeur général délégué. Quelles ont été les motivations pour la création de cette filiale ?
Jean-Pierre Sicard: La Caisse des Dépôts a décidé de passer à une nouvelle étape stratégique pour son activité de lutte contre le changement climatique. Nous incubons des activités depuis plusieurs années et pensons désormais qu’il est temps de donner une identité à ces activités, en créant une filiale dédiée.

Quelles seront les activités de CDC Climat ?
Jean-Pierre Sicard: Nous intervenons dans 3 domaines :

  • Tout d’abord, les services aux marchĂ©s du carbone. Il s’agit d’investir dans tout ce qui est nĂ©cessaire aux opĂ©rateurs et aux Etats pour que ces marchĂ©s, qui sont des outils de politique publique, se dĂ©veloppent dans la sĂ©curitĂ© et la transparence : bourses, registres, systèmes d’échange et de conservation d’actifs carbone. On a dĂ©jĂ  dĂ©veloppĂ© un certain nombre de choses. Nous sommes actionnaires de BlueNext, qui est la bourse europĂ©enne du carbone. Aujourd’hui, les enjeux sont internationaux. CDC Climat, avec ses partenaires, compte saisir les opportunitĂ©s ouvertes par la crĂ©ation de politiques climatiques dans diffĂ©rentes parties du monde.
  • Ensuite, nous sommes investisseurs dans les actifs carbone. [Lire la suite →]
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avril 28, 2010  

19
04
2010

Sésame publie le baromètre de l’e-réputation des banques dans l’Internet du développement durable

Le pôle E-réputation de Sésame a conduit une étude évaluant l’image et la présence de huit banques (Banque Populaire, BNP Paribas, Caisse d’Epargne, Crédit Agricole, Crédit Coopératif, HSBC, LCL, Société Générale) dans l’Internet du développement durable, entre le 1er janvier et le 31 mars 2010.

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En se fondant sur quatre indicateurs (visibilité, qualité, innovation et intérêt), l’étude a donné lieu à des résultats très contrastés selon les banques. Parmi les banques placées en haut du classement le Crédit Agricole et le Crédit Coopératif associent présence et qualité d’image. A l’inverse, l’e-réputation des deux plus grandes banques françaises, BNP Paribas et la Société Générale, a été affectée par le contexte négatif engendré par la crise financière.

Suite du communiquĂ© de presse…

Pour connaître les détails de l’étude, vous pouvez la commander auprès de Myriam Bounouri au 01 42 47 82 59

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avril 19, 2010  

15
04
2010

SFR et le congé solidaire : une manière originale de vivre ses vacances

Voyager non pas en tant que touriste mais en tant que volontaire, c’est possible !

De la création d’un journal au Burkina Faso à la dispense de cours d’informatique au Mali en passant par le référencement de terres cultivables à Djibouti, le congé solidaire a d’ores et déjà séduit un bon nombre d’entreprises et de salariés désireux de mettre leurs compétences au service de l’accomplissement d’une action humanitaire.

conges solidaire

Créé Ă  l’initiative de l’association Planète Urgence ce concept original, produit d’un partenariat tripartite entre entreprise, volontaire et ONG, permet aux salariĂ©s volontaires de mener un « engagement citoyen » en faveur du dĂ©veloppement ou de la protection de l’environnement de pays en voie de dĂ©veloppement. Le congĂ© solidaire est ainsi un moyen efficace d’impliquer la sociĂ©tĂ© civile dans le rapprochement, [Lire la suite →]

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avril 15, 2010  

07
04
2010

Interview de Geneviève Férone, Directrice Développement durable, Veolia Environnement

genevieve-feroneDepuis 2008, Geneviève Férone est Directrice Développement durable de Veolia Environnement. Après ses études en Droit international, Geneviève Férone a intégré les Nations Unies pour traiter de sujets liés à l’environnement, l’énergie et les droits de l’homme. Après cette expérience, Geneviève Férone s’est orientée dans l’investissement socialement responsable, et a créé ARESE, la première agence française de notation ISR.

Dans son livre 2030 : Le Krach écologique, Geneviève Férone dresse un constat sur notre société et les enjeux de demain. Le changement climatique, la crise énergétique, la croissance démographique atteindront leur paroxysme en 2030 avec de grandes conséquences dans les modes de vie futures.

Graine de Sésame : Deux années se sont écoulées depuis la parution de votre livre,  Au jour d’aujourd’hui après le Grenelle de l’Environnement et Copenhague, avez-vous le même constat ou avez-vous noté des améliorations?

Geneviève Férone: En deux ans, les choses n’ont pas changé. Néanmoins, il y a eu une amélioration fragile sur la prise de conscience de l’opinion publique.

GdS: Vous dites « Fragile », est-ce à cause du semi-échec de Copenhague ?

Geneviève Férone: L’objectif de Copenhague était que tous les Etats s’entendent sur le seuil de tolérance des deux degrés d’augmentation globale. Les Etats devaient agir et s’accorder pour parvenir à ce résultat. C’est la première fois que nous avions une telle participation des chefs d’Etats. Nous avons dramatisé l’événement, en partie à cause de sa sur-médiatisation. Copenhague s’est transformé en une sorte de télé réalité. Avant, pendant et après le Sommet, les médias faisaient le point quotidiennement.  Les médias ont eu un rôle dangereux. Ils ont amplifié l’attente. Ils ont créé, indirectement, un climat de tension. Cette couverture médiatique est assez nouvelle en termes d’images et de résultats. Par ricochet, cette sur-médiatisation a permis la résurgence des messages climato-sceptiques.

Dans votre livre, vous dites que nous sommes schizophrènes, que nous savons qu’il y a danger mais nous n’y prêtons pas assez attention. Est-ce encore le cas aujourd’hui ?

Geneviève FĂ©rone: Effectivement, nous sommes toujours. [Lire la suite →]

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avril 7, 2010  

06
04
2010

Norvège : Des éoliennes habitables bientôt au large de la côte de Stavanger

La mer est un nouveau territoire à conquérir. La construction des îles artificielles de Dubaï symbolise l’exploit de l’homme à étendre son territoire. Néanmoins, la construction de ces îles luxueuses a causé beaucoup de dégâts envers la biodiversité marine et a fortement émis du CO₂. Bref, les îles artificielles sont peu vertueuses pour l’environnement. Aujourd’hui, une agence d’architectes a dessiné une île artificielle qui allierait activité économique et humaine, tout en produisant de l’énergie.

Leon Rost, Joao Virra Costa, Don Lawrence et Tudor Viasceanu, architectes chez Online Office, sont les concepteurs de ce village touristique offshore composé de 49 éoliennes habitables. Ces dernières abriteront un musée, un spa et des hôtels pour personnes en transit (touristes, marins, croisiéristes  et travailleurs des plateformes offshore). En plus d’être un lieu touristique, ces îles éoliennes généreront 392 MW d’électricité, soit 8 MW chacune, capable donc d’alimenter 120 000 habitations des villes terrestres voisines.

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En dépit de l’origine portugaise des architectes, ce projet de ville éolienne ne sera pas réalisé en face des côtes portugaises mais au large des côtes de Stavanger, en Norvège, endroit réputé très venteux. Stavanger est la capitale pétrolière du pays. La Norvège est le deuxième fournisseur de gaz naturel de l’Union européenne. Si l’on considère la diminution des disponibilités des sources d’énergies fossiles, ce projet pourrait symboliser le début de la reconversion de Stavanger en capitale des énergies renouvelables. Et pourquoi pas, dans une cinquantaine d’années, exporter en abondance de l’électricité verte aux pays membres de l’Union européenne ?

Maintenant, il faut dépasser le stade de l’effet d’annonce et chercher des investisseurs qui croient à ce projet assimilable, pour l’instant, à de la science-fiction.

Pour en savoir plus:

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avril 6, 2010  

02
04
2010

British Airways réduit ses émissions de CO₂ en remplissant ses réservoirs de poubelles

airport-britishairways-biofuelS’il y a bien un secteur très polluant qui éprouve des difficultés à réduire ses émissions de gaz à effet de serre dans la pratique de ses activités, c’est bien le secteur du transport aérien. Selon l’Institut français de l’Environnement, le transport aérien mondial émet plus de gaz à effet de serre que l’ensemble des activités d’un pays tel que la France. Il devient donc nécessaire d’innover dans ce secteur et de développer les technologies propres.

Au mois de janvier dernier, un premier pas a été franchi avec Qatar Airways, qui a inauguré le Qatar Science and Technology Park, un centre de recherche sur la conception d’un bio-fuel. Un premier vol commercial Doha-Londres a été réalisé, par la même compagnie, avec des réacteurs alimentés par un mélange de kérosène et de biocarburant (composé de maïs et de blé et bientôt exclusivement d’algues). Un mois plus tard, Cette annonce semble désormais désuète. Mi-février, Bristish Airways a annoncé qu’une partie de sa flotte volerait avec du biocarburant issu de déchets à partir de 2014.

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avril 2, 2010  

01
04
2010

La communauté web du développement durable conquise par l’émission Capital Terre sur M6

Le mercredi 24 mars était diffusée, sur M6, l’émission Capital Terre écrite Guy Lagache, Emmanuel Leclercq et Jean-Bernard Schmidt . Cette émission, sous forme de road movie, décortique l’industrie agroalimentaire et son impact sur l’environnement. Cette émission a réuni 13,7 % de part d’audience soit la quatrième position derrière TF1, France 2 et France 3.buzz_capita

Malgré ce taux relativement bas, la communauté web du développement durable a été réceptive à l’annonce de cette nouvelle émission. Bien avant la diffusion de Capital Terre, plusieurs webzines et blogs ont relayé le communiqué de presse, les vidéos de bande annonce et l’interview de Guy Lagache. Quelques sites ont eu des avis mitigés, insinuant, avec un ton ironique, que : « capital se recycle au vert ». Les sarcasmes se sont toutefois émoussés après la diffusion de l’émission. En effet, une grande partie des internautes, des blogs et webzines ont salué l’initiative.

Parmi la communauté web du développement durable, ce sont les blogs et les sites dédiés au « bio » qui ont été les plus réactifs, de même que les blogs sur la communication durable, mais dans une moindre mesure.

Pour ces derniers, Capital Terre a réussi à informer et surprendre en évoquant des pratiques courantes inconnues du grand public comme l’utilisation de l’huile de palme dans les aliments et l’exploitation des terres éthiopiennes par les pays émergents.

A sa manière, cette Ă©mission a fait bouger les choses. Le lendemain de la diffusion, Findus et Casino ont diffusĂ© un communiquĂ© de presse sur leur intention de renoncer Ă  l’utilisation de l’huile de palme. Par delĂ  les vĹ“ux pieux, reste Ă  savoir si ce type d’émission rendra possible la prise de conscience nĂ©cessaire Ă  la mise en Ĺ“uvre de profondes transformations dans nos manières de vivre et de consommer.

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avril 1, 2010