Sujets postés en mai 2010

21
05
2010

Ibrahim el Ali, Président de la Fondation BlueGreen : « Les pays du Sud doivent cesser d’être attentistes »

ibrahim-elaliIbrahim el Ali est un Libanais né au Sénégal et vivant en France. Il y a quatre ans, il délaisse sa société d’import/export pour se consacrer à la préservation de la nature en Afrique et sur le pourtour méditerranéen. Citoyen du monde, il est souvent invité par les organisations internationales et les médias pour livrer son regard d’homme de terrain.

Graine de Sésame : Qu’est-ce qui vous a poussé à abandonner votre carrière d’homme d’affaires pour vous consacrer aux causes environnementales ?

Ibrahim el Ali : Avant de me consacrer à mes associations, j’étais dans l’import/export de produits alimentaires à Rungis. J’ai commencé à m’intéresser à l’écologie lorsque je rendais visite à mon grand frère, Haidar el Ali, au Sénégal. A ses côtés, j’ai participé à des actions visant à protéger la biodiversité africaine. Une fois rentré en France, je retrouvais mes habitudes. Puis, il y a eu le décès de ma mère. Je suis parti au Liban pour l’enterrer et j’ai redécouvert mon pays. Le Liban est un pays riche d’une biodiversité menacée par les conflits, son urbanisme et son agriculture intensive. Je devais réagir à ma façon. J’ai créé ma première association Mawassen Khair (moisson de la bienfaisance). Avec des petits moyens, je mène des actions de protection de la nature.

Quels étaient les moyens financiers, humains dont vous disposiez pour réaliser vos projets?

Ibrahim el Ali : L’ONG Mawassen Khair prouve que la protection de l’environnement est une question de volonté et non de moyens. Mawassen Khair est constituée d’une petite équipe de vingt personnes. Après le conflit de juillet 2006, nous avons participé, avec la FINUL, au déminage de 4 000 bombes en sept mois. Le procédé était simple. Nous avons impliqué les chefs religieux pour qu’ils demandent aux habitants des villes du Sud de nous prévenir s’ils voyaient un obus pour le désamorcer. Ensuite, nous avons reboisé les zones pour reconstituer un écosystème. Cela nous a coûté peu d’argent, car nous avons impliqué tous les acteurs de la société. Les actions environnementales doivent obéir au mouvement du haut vers le bas et du bas vers le haut. Ce qui veut dire que les actions ou les initiatives doivent être issus des acteurs publics et des citoyens.

[Lire la suite →]

Imprimer cet article Imprimer cet article

mai 21, 2010  

11
05
2010

1,2,3… Semez !

Ils sont rouges,  irrésistiblement attirants, et réveillent l’âme d’enfant de tous les passants. Des distributeurs de bonbons, dont l’image seule évoque tant de souvenirs, le petit bruit de la machine au moment où elle délivre la précieuse sucrerie…

distributeur_grainesLe passant alléché, par cette machine, attiré, s’approche… Mais là s’arrête le mirage: installés par le collectif Greenaid dans toute la ville de Los Angeles, ces distributeurs flashys servent une nouvelle cause : celle du jardinage ! Pour 25 cents le consommateur recueille une poignée de graines, à planter de ci et de là au gré de son inspiration. Pour 25 cents, enfants et adultes peuvent donc se découvrir la main verte, et participer directement à l’embellissement de leurs quartiers et jardins.

Une initiative à la fois innocente et guerrière : ses promoteurs, décidément adeptes du détournement,  se réclament du « guerilla gardening » : guérilla par laquelle les citoyens s’approprient l’espace urbain pour mieux y intégrer la biodiversité, guérilla désormais armée par ce nouvel outil distributeur de « seed bombs » ou bombes de semences.

Enfin, une idée lucrative : Greenaid vend ses distributeurs 400 dollars, auprès d’entreprises, d’écoles, ou de citoyens engagés. Le concept ne s’est cependant pas encore exporté au delà de Los Angeles. Le succès rencontré dans certains quartiers pourrait cependant annoncer de nouvelles floraisons de ces distributeurs en dehors de leur ville d’origine.

Pour en savoir plus:

http://thecommonstudio.com/index.php?/project/greenaid/

Imprimer cet article Imprimer cet article

mai 11, 2010  

11
05
2010

Puma chasse le suremballage avec le Clever Little Bag

Petites ou grandes, rondes ou rectangulaires, des boites partout qui enferment notre quotidien, le compartimentent. Des désirs d’achat satisfaits, sitôt qu’ils sont emballés. Autant de petites satisfactions qui nuisent à la planète: les emballages représentent 35 % du volume total des déchets. Les industriels sont donc en première ligne pour réduire, en amont, la production  de déchets.

Puma réinvente la boite à chaussures

Puma trace la voie et invente le « Clever Little Bag », résultat de recherches menées par la marque allemande associée au designer Yves Béhar. Quand l’une (Puma) progresse vers une éthique de production plus verte depuis déjà une dizaine d’années, l’autre (Yves Béhar) est reconnu pour ses projets innovants dans le domaine de l’éco-design, et de la création de sous-vêtements bio. Une association prometteuse pour faire face aux défis de l’éco emballage, et un résultat étonnant et détonant : la réinvention de la boîte à chaussures.

Clever Little Bag

Image : Un sac rouge ? Non, la boîte à chaussures la plus verte du marché…

Première innovation : l’emballage à chaussures le plus écologique n’est plus une boîte, mais une structure en carton, réduite à sa plus simple expression.  Le couvercle disparait, et laisse place à une armature en carton. De même pour le sac en plastique traditionnel, remplacé par une nouvelle pochette en polymère recyclé, réutilisable pour d’autres usages.

Sous son apparente simplicité, le Clever Little Bag répond à de multiples équations. Le choix des volumes et des matériaux permet d’anticiper la production de déchets, mais prend également en compte le coût environnemental du cycle de production. Résultat : le Clever Little Bag permet de réduire de 65% la consommation de papier, d’économiser 192 tonnes de plastique, et de consommer 500 000 litres de carburant de moins pour le transport et l’acheminement des produits.

Le Clever Little Bag: partie visible d’un effort de long terme

[Lire la suite →]

Imprimer cet article Imprimer cet article

mai 11, 2010