26
02
2010

Antarctique : Elisabeth Princess, la première station à 0 émission carbone

Le premier anniversaire de la station Elisabeth Princess – et l’imminent retour en Europe des scientifiques nous conduisent à revenir sur l’exploit de la Belgique, qui a installé une station scientifique 100 % carbone neutre au Nord de l’Antarctique.

maquette stationLa Belgique avait cessé toute activité en Antarctique en 1968. La station Roi Baudouin était donc à l’abandon, faute de budget. En 2007, incitée par Alain Hubert – explorateur et fondateur de la Fondation Polaire Internationale, la Belgique a remis à l’ordre du jour sa présence en Antarctique, avec la volonté de créer une nouvelle station dédiée à la lutte contre le changement climatique. L’obstacle premier de la concrétisation de ce projet était de nature financière. Le budget initial (6,4 millions d’euros) a explosé, pour atteindre 22 millions d’euros.

Pour pallier aux problèmes de budget la station a été financée, certes par l’Etat à hauteur de 8 millions d’euros, mais aussi par des bailleurs de fonds privés. La station Elisabeth Princess a ainsi pu voir le jour grâce aux donateurs et aux mécènes.

La complicité de l’Etat Belge et de la Fondation Polaire Internationale a permis de construire la première station scientifique, unique par sa conception et sa consommation d’énergie. De par son eco-construction, les besoins énergétiques de la base représentent 20 % de ceux des stations antarctiques classiques. Princess Elisabeth est en bois, en matériaux ultra-isolants et en inox. La paroi extérieure est composée de sapin isolé par une couche de polystyrène. Les déchets sont entièrement recyclés.

station_vue_arrière

En partenariat avec Electrabel, filiale de GDF-Suez, et de Schneider Electric, la station est alimentée uniquement par des énergies renouvelables. Le toit et les flancs sont recouverts de panneaux photovoltaïques et huit éoliennes sont postées près de la station. Toute l’électricité est stockée par une série de batteries.

Pendant vingt-cinq ans, la station accueillera, durant tous les étés australs (qui ne dépassent pas les 10°C), une vingtaine de scientifiques – également financés par le gouvernement belge et des dons, qui se pencheront sur des études liées au changement climatique. Cet été austral (qui se termine) a permis à une vingtaine de scientifiques européens et japonais d’étudier la météorologie, la glaciologie, la sismologie et le magnétisme terrestre.

Pour faire un don :
http://www.antarcticstation.org/index.php?/accueil/

Imprimer cet article Imprimer cet article