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04
2010

British Airways réduit ses émissions de CO₂ en remplissant ses réservoirs de poubelles

airport-britishairways-biofuelS’il y a bien un secteur très polluant qui éprouve des difficultés à réduire ses émissions de gaz à effet de serre dans la pratique de ses activités, c’est bien le secteur du transport aérien. Selon l’Institut français de l’Environnement, le transport aérien mondial émet plus de gaz à effet de serre que l’ensemble des activités d’un pays tel que la France. Il devient donc nécessaire d’innover dans ce secteur et de développer les technologies propres.

Au mois de janvier dernier, un premier pas a été franchi avec Qatar Airways, qui a inauguré le Qatar Science and Technology Park, un centre de recherche sur la conception d’un bio-fuel. Un premier vol commercial Doha-Londres a été réalisé, par la même compagnie, avec des réacteurs alimentés par un mélange de kérosène et de biocarburant (composé de maïs et de blé et bientôt exclusivement d’algues). Un mois plus tard, Cette annonce semble désormais désuète. Mi-février, Bristish Airways a annoncé qu’une partie de sa flotte volerait avec du biocarburant issu de déchets à partir de 2014.

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Le 15 février, la compagnie britannique a conclu un accord avec le groupe américain Solena pour construire une usine de production de biocarburant dans l’Est de Londres. Cet accord scelle le partenariat entre ces deux entreprises, plus de deux ans d’un travail de mise en point d’un biocarburant provenant d’une source d’énergie disponible en grande quantité et ne concurrençant pas le secteur de l’agroalimentaire. Pour répondre à ces préoccupations, l’usine sera capable de traiter 500 000 tonnes de déchets par an, produisant ainsi 73 millions de litres de biocarburant et de naphte (un fluidifiant du pétrole).

Les déchets seront incorporés dans un gazéificateur à haute température, qui par réaction du biocarburant. Ce procédé est connu sous le nom de Fischer-Tropsch, du nom du concepteur. Le biocarburant produit par cette usine représentera 2 % des besoins en carburant de British Airways sur l’aéroport de Londres Heathrow. En dépit de ce modeste chiffre, British Airways projette de réduite de 50 % ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. Ce qui est relativement réalisable, si ce genre d’usine est implanté dans les grandes métropoles. Par contre, cela deviendra plus difficile si une concurrence se crée autour des déchets.

En tout cas, ce projet est un modèle de croissance verte. Ce processus offre un débouché à une grande quantité d’ordures ménagères. Le méthane généré par l’incinération des déchets, une cause des émissions de gaz à effet de serre, est utilisé en source énergétique. En outre, grâce à la mise en service de cette usine, les pouvoirs publics locaux économiseront 36 millions de £ (environ 40.513.354 €) sur leur budget de traitement des déchets et créeront 1 200 emplois dans la région. Affaire à suivre…

Pour en savoir plus :

http://www.biomassmagazine.com/article.jsp?article_id=3604

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