>> Acteurs durables

08
03
2010

Interview Pauline Nantongo Kalunda, co-fondatrice d’Eco-Trust

Pauline_ECOtrustA l’occasion de la JournĂ©e internationale de la Femme, Graine de SĂ©same souhaite vous faire dĂ©couvrir une femme exceptionnelle, rencontrĂ©e lors du forum des innovations financières pour le dĂ©veloppement. Pauline  Nantongo Kalunda Ă©tait une des 20 finalistes du concours lancĂ© par l’AFD (Agence française pour le dĂ©veloppement), la Banque mondiale et the Bill and Melina Gates Fondation pour rĂ©compenser la meilleure innovation financière. C’est avec un grand sourire qu’elle nous a prĂ©sentĂ© son association Eco-Trust, The Environnemental Conservation Trust of Uganda.

Pauline a 39 ans. Depuis vingt ans, elle se consacre à l’environnement et à la biodiversité. Elle en a, d’ailleurs, fait son métier en étant conservatrice biologiste auprès de l’Autorité nationale des Forêts. En 1999, elle cofonde l’association Eco-Trust qui promeut la reforestation en Ouganda.

Graine de Sésame : Récemment, un glissement de terrain tuant 92 morts en Ouganda, a montré la nécessité d’agir pour le reboisement des forêts.

Pauline N.Kalunda : Les forêts sont une source de vie inestimable. Les forêts nettoient notre air, nous nourrissent, abritent des espèces menacés et protègent nos sols en retenant l’eau lors des crues. La déforestation accroît les glissements de terrain. Ayant travaillé pour l’Autorité nationale des Forêts, j’ai observé leur recul. Je devais réagir et faire de mon mieux pour encourager le plus d’Ougandais possible à préserver leur environnement.

Gd S : C’est pour cela que vous avez créé Eco-Trust.

Pauline N.Kalunda : Oui, Eco-Trust a été fondée en 1999 pour aider les fermiers à planter des arbres et à cultiver une agriculture forestière. Pour y parvenir, nous avons mis en place un système de vente et d’achat de CO2 en 2009. Nous vendons des crédits carbones qui correspondent aux plantations d’arbre. Avant ce système, c’étaient des donations qui nous permettaient de planter nos arbres.

arbre_ecotrust

GdS : Qui sont les principaux acheteurs de vos crédits carbones ?

Pauline N.Kalunda : Ce sont essentiellement des entreprises et des institutions qui achètent notre carbone. Cela leur est bĂ©nĂ©fique pour rĂ©duire leur empreinte carbone et participer au dĂ©veloppement Ă©conomique des fermiers. Le prix de la tonne de carbone est estimĂ© par rapport Ă  l’accumulation de la biomasse. Les fonds obtenus rĂ©munèrent les fermiers, [Lire la suite →]

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mars 8, 2010  

02
03
2010

Interview de Delphine Smagghe, Directrice Environnement et Développement durable, Mc Donald’s France

delphine_smagghe_mcdoA l’origine ingénieur en agriculture, Delphine Smagghe travaille depuis onze ans pour Mc Donald’s France. Après avoir occupé le poste d’ingénieur Achat/Qualité, Delphine Smagghe a été nommée Directrice Environnement et Développement durable en 2005.

Graine de Sésame : Au quotidien, quelles sont les tâches du directeur Environnement et Développement durable ?
Delphine Smagghe : En 2005, nous avons réalisé le bilan carbone de Mc Donald’s France. A partir de ce bilan, nous avons dressé une feuille de route fixant les objectifs des années à venir. Mon métier consiste donc à assurer le suivi de tous les plans d’action mis en place à partir de ces feuilles de route. Egalement, notre rôle est d’accompagner les restaurants dans leurs démarches environnementales. Mc Donald’s a la particularité d’être configuré en multi-sites. Par conséquent, notre défi est de faire en sorte que nos 1 146 restaurants agissent au quotidien pour l’environnement. Pour cela, nous avons déployé plus de mille référents environnementaux.

GdS : Quel est le rôle du référent environnemental ?
Delphine Smagghe : L’application de nos objectifs, compte-tenu de notre configuration, ne peut se faire sur un modèle « top/down ». Dans ce cas, le référent permet de faire la liaison entre nous et les franchisés. Il sert de relais et fait monter l’information jusqu’à nous. Nous formons, par e-learning, le référent sur les tâches qu’il doit entreprendre auprès des restaurants. Grâce au logiciel Ecoprogress, créé en 2007, le référent pilote la consommation énergétique des restaurants. Le référent motive les équipes à adopter une démarche environnementale et contrôle les indicateurs environnementaux.

referent_environnement_macdo

GdS : Quels sont les prochains objectifs de Mc Donald’s France en terme de développement durable ?
Delphine Smagghe : A l’issue de notre bilan carbone, nous avions fixé comme objectif la réduction de 8 %, par rapport au niveau de 2005, de nos émissions de gaz à effet de serre pour 2010. Le deuxième bilan carbone, réalisé en 2008, a révélé que nous avions déjà atteint cet objectif. Désormais, nous envisageons de réduire 60 % de nos émissions de CO2 d’ici 2020. Nous prenons en compte dans cet objectif les émissions liées aux produits agricoles, et même les déplacements de nos clients.

GdS : Comment comptez-vous parvenir Ă  cet objectif ambitieux ?
Delphine Smagghe : Trois grands piliers structurent notre démarche :
Premièrement l’optimisation de nos emballages : depuis plus de 10 ans, nous optimisons le poids, la forme, les matĂ©riaux utilisĂ©s. Nous sommes parvenus Ă  rĂ©duire nos emballages de 25 %. [Lire la suite →]

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mars 2, 2010  

23
02
2010

Interview: Gonzalo Ferradás, investisseur dans le développement durable

gonzalo_ferradasInvestisseur dans des fermes solaires, Gonzalo Ferradás est avant tout un passionné du développement durable. Cet Argentin qui contribue aux investissements dans les technologies vertes ne se limite pas à un intérêt commercial mais prône la nécessité de sensibiliser chacun à l’environnement. Il est persuadé que rentabilité et responsabilité ne sont pas incompatibles.

Graine de Sésame (GDS): Comment êtes vous impliqué dans le développement durable ?

Gonzalo Ferradás: Je suis un investisseur indépendant sur le marché du développement durable. J’investis dans plusieurs fermes solaires en Californie, en Toscane et en Sicile. Mon métier consiste principalement à rencontrer des entreprises innovantes et à choisir les projets auxquels je vais contribuer.

GdS: Vous n’investissez pas dans des fermes solaires en France ?

Gonzalo Ferradás: Jusqu’à dĂ©cembre 2009, la France aurait pu ĂŞtre un marchĂ© intĂ©ressant en termes de fermes solaires mais la dĂ©finition du nouveau cadre tarifaire de l’Ă©lectricitĂ© issue du photovoltaĂŻque solaire (la baisse de la tarification du Kw passant de 0.60 centimes Ă  0.42) diminue la rentabilitĂ© des projets. Par consĂ©quent les grandes banques prĂ©fèrent investir en Italie. Avant qu’on ne continue Ă  s’intĂ©resser aux projets français, nous devons attendre que le gouvernement adopte une rĂ©glementation claire.

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GdS: Que se passera t-il si la règlementation change en Italie ?

Gonzalo Ferradás: Je m’adapterai car le plus important est d’être réactif. Je pourrais investir dans la méthanisation en Allemagne. Le biogaz est en plein boom. La capture du méthane est un sujet qui passionne bon nombre de scientifiques. Certains s’intéressent notamment au méthane, émis par les vaches, qui contribue à l’effet de serre. En Argentine, des scientifiques ont mis au point un sac à dos capable de capter et stocker les gaz émis par les vaches. Ce sac quantifie la part de méthane et transmet directement les résultats aux scientifiques (voir article dans innovant mais insolite).

GdS: Vous avez vécu longtemps en Californie. Que pensez-vous de l’implication des américains dans le développement durable ?

Gonzalo Ferradás: Le concept n’est pas encore aussi populaire qu’en Europe. Seules les « élites » se sentent concernées par le développement durable.

Toutefois, une pratique innovante pourrait se dĂ©velopper aux Etats-Unis : « the zero carbon house ». Il s’agit d’une maison qui produit elle-mĂŞme la totalitĂ© de l’Ă©nergie dont elle a besoin et gère l’eau qu’elle utilise.

Vous souhaitez développer l’intérêt pour le développement durable en Argentine… Vous pouvez nous en dire plus ?

Gonzalo Ferradás: Mon pays est loin d’être impliqué dans le développement durable. Contrairement au Brésil où la situation évolue rapidement, en Argentine tout est à faire. Mon objectif est d’essayer de sensibiliser les Argentins à l’environnement.

Je compte pour cela investir dans les technologies vertes telles que l’énergie éolienne. Je prévois également de créer un institut spécialisé dans le développement durable qui aura pour objectif d’éduquer des jeunes issus de tout milieu social et de faire des plus passionnés de vrais spécialistes.

Par la suite j’espère aider Ă  faire Ă©voluer la lĂ©gislation du pays. Les habitudes changeront petit Ă  petit… Le principal est d’y croire !

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fĂ©vrier 23, 2010  

12
02
2010

Interview: François Barthalon, Chargé de Mission, Direction Générale des Ressources Humaines, Veolia Environnement

Veolia Environnement_logoDepuis 2004, François Barthalon a intégré Veolia Environnement en qualité de Directeur Rémunération Globale puis, à présent, en tant que Chargé de Mission à la Direction des Ressources Humaine. François Barthalon nous a présenté le dispositif Allo Solidarité.

Allo Solidarité est une plate-forme d’écoute et de soutien dont la mission est de répondre aux situations d’urgence des salariés. Ce dispositif a été créé dans le cadre d’un Plan de Solidarité Active mis en place par Veolia Environnement en octobre 2008 afin d’aider les salariés  fragilisés par la crise économique. Il s’agit d’un numéro vert qui couvre la zone de l’Ile-de-France.

Graine de Sésame : Comment vous est venu l’idée d’Allo Solidarité ?

François Barthalon : La crise économique de 2007 a eu des impacts sensibles sur la situation personnelle des collaborateurs peu qualifiés. Ils leur étaient de plus en plus difficile de couvrir les dépenses essentielles : transports, logements, et même approvisionnement en denrées alimentaires. D’ailleurs, le récent rapport de la Fondation Abbé Pierre relate les difficultés que rencontrent les ménages durant cette période difficile.

Des informations nous provenaient des Ă©quipes sur le terrain, qui nous confiaient que certains collaborateurs rencontraient des difficultĂ©s de plus en plus grandes. [Lire la suite →]

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fĂ©vrier 12, 2010  

03
02
2010

Ethiopie : Success Story de Bethlehem Tilahun Alemu et de ses chaussures « 0 carbone »

bethlehem_solerebelsIl y a cinq ans, Bethlehem, comptable âgée de 25 ans se demandait comment elle pourrait valoriser son village et les talents qu’il abrite. Pour elle, il était hors de question de se reposer sur une aide extérieure venant de l’Occident. La seule solution envisageable pour bâtir une économie durable était, alors, de prendre en main son destin et de fonder une entreprise qui impliquerait le village.

Ce qu’elle recherchait, avant tout, était de mettre en forme un produit typiquement éthiopien pouvant être fabriqué avec les moyens du bord. C’est en fixant ses chaussures que Bethlehem eût l’idée de produire des chaussures réalisées à partir de vieux pneus et de les exporter dans le monde !

C’est ainsi que la marque SoleRebels (semelles rebelles) est nĂ©e, [Lire la suite →]

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fĂ©vrier 3, 2010  

29
01
2010

ETATS-UNIS : Avec RecycleBank : recycler, c’est gagner !

RecycleBank : à la conquête de l’Europe
RecycleBank est une banque américaine de recyclage créée en 2004. Depuis, elle est présente dans une vingtaine d’états américains et elle rassemble plus d’un million de familles. Cette entreprise, sacrée « champion de la Terre 2009 » par la PNUE, a l’ambition de « débarquer » cette année en Europe. Pour le moment, RecycleBank n’est présente qu’au Royaume-Uni.

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Plus vous recyclez, plus vous recevrez des cadeaux
RecycleBank motive les gens à recycler en donnant, en retour, des bons de réduction mensuels valables chez les commerçants partenaires.

Pour ce faire, il suffit de s’enregistrer sur internet pour recevoir, dans la semaine qui suit, une poubelle bleue destinée aux détritus recyclables (plastiques, verres, cartons). Chaque semaine, un camion de collecte pèse la poubelle et enregistre son poids à l’aide d’un code barre. Une fois le ramassage effectué, la famille reçoit un email contenant le nombre de points gagnés.

Les marques adhèrent pour se donner une bonne image [Lire la suite →]

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janvier 29, 2010  

28
01
2010

APRES : Une jeune association dédiée à l’emploi des seniors

Des associations consacrées à l’emploi des seniors émergent pour favoriser la réinsertion des plus de 50 ans dans le monde de l’emploi. Notre conversation avec Mireille Maurent-Carlin, séniore de 57 ans, nous a permis de connaître APRES, une jeune association créée en juin 2009 dans la Drôme. Son acronyme évoque l’espoir. L’Association Pour le Retour à l’Emploi des Séniors (APRES) a vu le jour afin de favoriser l’échange d’informations sur le marché de l’emploi, sachant que 80 % des annonces sont dans le marché caché.

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L’association organise régulièrement des rendez-vous individuels qui permettent aux adhérents d’avoir des conseils personnalisés sur leurs CV, leurs lettres de motivation et leur présentation. Des ateliers de formation et de relaxation sont également prévus pour les familiariser à l’informatique ou à la détente par la sophrologie. Enfin, des professionnels interviennent un après-midi entier pour donner des clés de compréhension sur un secteur ou, de façon générale, sur l’état du marché.

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janvier 28, 2010  

25
01
2010

Interview de la semaine: David Dornbusch, Président de l’association CleanTuesday

david_dornbuschLors du Salon de l’Entreprise durable du 20/21 octobre, Graine de sésame a rencontré David Dornbusch, Président de Cleantuesday, association promouvant le développement de l’industrie Clean Tech.

Graine de sésame a profité de cette occasion pour poser quelques questions sur les activités de cette association et l’avenir des Clean Tech.

« Son but est d’inciter les acteurs locaux à former une communauté locale qui se réunirait tous les mois pour discuter des évolutions des Clean Tech et pour permettre à des Start up de lever des fonds à travers du social Networking. »

GdS (Graine de Sésame) : Pouvez-vous nous présenter votre association : ses objectifs, ses ambitions futures ?

David Dornbusch : CleanTuesday est une association créée le 15 octobre 2008. CleanTuesday est une plateforme mettant en lien les diffĂ©rents acteurs de la filière des Clean Tech afin de dĂ©velopper ce secteur. Son but est d’inciter les acteurs locaux Ă  former une communautĂ© locale qui se rĂ©unirait tous les mois pour discuter des Ă©volutions des Clean Tech et pour permettre Ă  des Start up de lever des fonds Ă  travers du social Networking. Les rĂ©seaux CleanTuesday commencent Ă  ĂŞtre actifs un peu partout en France. CleanTuesday est prĂ©sente en Ile-de-France, en RhĂ´ne-Alpes et dans la rĂ©gion PACA. CleanTuesday Ă©tend Ă©galement son rĂ©seau Ă  l’Ouest de la France notamment Ă   Bordeaux, Nantes, La Rochelle. La localisation de CleanTuesday s’effectue en fonction des initiatives apportĂ©es par les acteurs locaux. [Lire la suite →]

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janvier 25, 2010  

22
01
2010

Mailforgood.com : Ecrire plus pour donner plus

C’est en partant du constat que 40 milliards de mails transitent chaque jour sur Internet qu’Ismaël Le Mouël (diplômé de Polytechnique) et Bruno Humbert (fondateur d’Equiterre) ont créé un logiciel téléchargeable gratuitement transformant un mail en un don pour une association.

Le nombre d’associations est limité, afin de rendre significatif l’impact des dons. Il est possible d’en choisir les destinataires parmi ces six associations : A chacun son Everest, Action contre la Faim, Ateliers sans frontières, la Fondation de France, la Fondation de la Recherche Médicale et Noé conservation.

mailforgood

Deux options sont disponibles : l’une pour les entreprises, l’autre pour les particuliers.

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janvier 22, 2010  

21
01
2010

« Cheer up ! »: la solidarité intragénérationnelle au profit des jeunes malades

En 2002, Pierre Janicot, jeune étudiant en classe préparatoire, découvre qu’il est atteint d’une leucémie. Ses seules échappatoires ont été les visites de sa famille, de ses amis et ses moments de réflexion sur son projet de création d’entreprise. Pour lui, « se battre pour son projet, c’est se battre contre son cancer ».

cheerup_tous_ensembleC’est en partant de ce postulat que Pierre et son meilleur ami, Marc Sudreau ont fondĂ© l’association « Cheer up ! » (« Reprends-toi ! »). Cette association propose Ă  des adolescents et de jeunes adultes touchĂ©s par le cancer d’être soutenus par des personnes de leur âge et Ă©paulĂ©s dans la rĂ©alisation d’objectifs personnels, comme apprendre Ă  jouer du piano, exposer ses tableaux dans une galerie ou rĂ©aliser un album photos sur Paris. Toutefois, le but principal reste tout simplement une prĂ©sence auprès de jeunes hospitalisĂ©s souvent loin de leurs familles. [Lire la suite →]

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janvier 21, 2010