>> Echo du web

03
06
2010

« Du poison dans l’eau du robinet » : les internautes font la part des responsabilités

Le reportage diffusé lundi 17 mai sur France 3, et intitulé « Du poison dans l’eau du robinet ? » semble avoir fait forte impression auprès des téléspectateurs et des internautes. La journaliste Sophie le Gall a enquêté pendant plusieurs mois sur la qualité de l’eau du robinet en France, mettant en cause compagnies de distribution et acteurs publics. Traces de nitrates, de pesticides ou encore de radon sont désignées comme des éléments à charge pour un nouveau scandale sanitaire.

L’audience enregistrée ce soir là s’est doublée  d’un écho immédiat sur le web. Les internautes ont étés les premiers à se saisir du sujet à travers leurs nombreux commentaires, dans lesquels ils se montrent très partagés :


buzz_eau copiePointées du doigt par le reportage, les autorités publiques cherchent à rassurer ; les sociétés de distribution d’eau sont quant à elles restées discrètes.

Les collectivités locales n’ont pas tardé à réagir pour rassurer leurs populations et justifier leur gestion de l’eau, soit en apportant un ferme démenti aux informations avancées dans le reportage, soit en relativisant les chiffres concernés.

Les Ministères de l’Environnement et de la Santé ont adopté un communiqué de presse conjoint intitulé « une eau du robinet de qualité et régulièrement contrôlée » visant à rassurer la population et à éviter tous mouvements de panique liés à la consommation d’eau du robinet.

Les efforts déployés pour contrecarrer les accusations du reportage semblent pourtant ne pas faire le poids : comment agir face à un message diffusé à 20h30 sur France 3, et entendu par des millions de foyers ? Si les médias locaux et nationaux sont parfois venus à l’aide des pouvoirs publics mis en cause en diffusant des messages rassurants, le déséquilibre semble manifeste.

Les sociétés de distribution d’eau ont échappé au gros des critiques, adressées aux pouvoirs publics.

SAUR, Veolia, ou GDF Suez ont choisi de rester discrètes, à l’exception peut-être de GDF Suez qui a fait paraitre un communiqué de presse rappelant toute la complexité des enjeux de la qualité de l’eau. Ce communiqué a été peu repris sur la toile, peut-être parce qu’il n’apporte pas une réponse très lisible aux inquiétudes des consommateurs.

Parce qu’elles ont échappé aux critiques directes des internautes, surtout dirigées contre les pouvoirs publics, les sociétés de distribution d’eau ont semble-t-il, eu intérêt à faire profil bas, et à laisser les collectivités assumer les frais d’images de ce reportage.

Alors que la polémique semble peu à peu retombée sur le Net et dans les esprits, les acteurs de l’eau auront certainement à rendre des comptes de plus en plus poussés aux citoyens. L’association Santé Environnement France, qui regroupe 2500 médecins, a annoncé le lancement prochain d’une nouvelle étude sur le sujet.

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juin 3, 2010  

28
04
2010

Etiquetage développement durable de la Caisse d’Epargne: un début prometteur et une fin révélée par les Amis de la Terre

En juin 2007, la Caisse d’Epargne et les Amis de la Terre annoncent le début des travaux préparatoires du programme « Bénéfices Futur »  donnant la possibilité aux clients d’intégrer des critères environnementaux et sociaux dans leur choix de placements. Une année a été nécessaire pour former et mettre en place la méthodologie de l’étiquetage. Pratique qui entre concrètement en application en juillet 2008.

Le 23 mars dernier, la Caisse d’Epargne décide de suspendre l’étiquette développement durable de ses produits, sans en communiquer les raisons. Suite à quoi, les Amis de la Terre publient un communiqué de presse dénonçant et condamnant cette suspension. Partant de là, il serait intéressant de comprendre comment cette initiative, inédite et tant attendue dans le secteur bancaire, a été perçue par les différentes communautés du Web.

L’accueil du lancement de l’étiquetage entre Juin 2007 et Juillet 2008

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Internet a été fortement réactif : les sites et blogs traitant du développement durable, de l’économie ainsi que les médias en ligne ont tous commenté à leur manière cette initiative, à travers des articles et des analyses. On a pu observer un contraste, dans le traitement de cette information, entre la communauté web du développement durable et celle de l’économie.

En effet, les sites Ă©ditoriaux dĂ©diĂ©s au dĂ©veloppement durable se sont davantage situĂ©s dans l’émotionnel et ont saluĂ© de façon Ă©logieuse la venue de cet Ă©tiquetage, tandis que   les sites  Ă©conomiques tels que  latribune.fr ou encore lesechos.fr ont Ă©tĂ© plus pragmatiques. Pour eux, cette initiative est nouvelle, mais toutefois dĂ©jĂ  appliquĂ©e dans d’autres secteurs Ă©conomiques.

Les réactions suite au retrait de l’étiquetage DD en mars 2010

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Les Amis de Terre, co-fondateur  de cette Ă©tiquette, ont mobilisĂ© la communautĂ© web du dĂ©veloppement durable pour dĂ©noncer la Caisse d’Epargne. Bien que cette action ait naturellement alimentĂ© une tonalitĂ© nĂ©gative, cette dernière est restĂ©e confinĂ©e Ă  la sphère du dĂ©veloppement durable.

Le traitement du retrait de l’étiquetage s’est limitĂ© Ă  la reprise fidèle du communiquĂ© des Amis de la Terre. NĂ©anmoins,  une tentative de rĂ©sistance a Ă©tĂ© amorcĂ©e par Novethic.fr, qui rassure les pourfendeurs de cette initiative, en prĂ©cisant que malgrĂ© la suspension, l’Ecureuil continuera Ă  financer la R&D dans la mĂ©thodologie de l’étiquetage.

Les internautes n’ont pas manifestĂ© d’intĂ©rĂŞt prĂ©gnant pour ce sujet en raison, probablement, du silence de la Caisse d’Epargne. D’ailleurs, Ă  ce jour, la banque n’a pas communiquĂ© sur le sujet.

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avril 28, 2010  

19
04
2010

Sésame publie le baromètre de l’e-réputation des banques dans l’Internet du développement durable

Le pôle E-réputation de Sésame a conduit une étude évaluant l’image et la présence de huit banques (Banque Populaire, BNP Paribas, Caisse d’Epargne, Crédit Agricole, Crédit Coopératif, HSBC, LCL, Société Générale) dans l’Internet du développement durable, entre le 1er janvier et le 31 mars 2010.

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En se fondant sur quatre indicateurs (visibilité, qualité, innovation et intérêt), l’étude a donné lieu à des résultats très contrastés selon les banques. Parmi les banques placées en haut du classement le Crédit Agricole et le Crédit Coopératif associent présence et qualité d’image. A l’inverse, l’e-réputation des deux plus grandes banques françaises, BNP Paribas et la Société Générale, a été affectée par le contexte négatif engendré par la crise financière.

Suite du communiquĂ© de presse…

Pour connaître les détails de l’étude, vous pouvez la commander auprès de Myriam Bounouri au 01 42 47 82 59

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avril 19, 2010  

01
04
2010

La communauté web du développement durable conquise par l’émission Capital Terre sur M6

Le mercredi 24 mars était diffusée, sur M6, l’émission Capital Terre écrite Guy Lagache, Emmanuel Leclercq et Jean-Bernard Schmidt . Cette émission, sous forme de road movie, décortique l’industrie agroalimentaire et son impact sur l’environnement. Cette émission a réuni 13,7 % de part d’audience soit la quatrième position derrière TF1, France 2 et France 3.buzz_capita

Malgré ce taux relativement bas, la communauté web du développement durable a été réceptive à l’annonce de cette nouvelle émission. Bien avant la diffusion de Capital Terre, plusieurs webzines et blogs ont relayé le communiqué de presse, les vidéos de bande annonce et l’interview de Guy Lagache. Quelques sites ont eu des avis mitigés, insinuant, avec un ton ironique, que : « capital se recycle au vert ». Les sarcasmes se sont toutefois émoussés après la diffusion de l’émission. En effet, une grande partie des internautes, des blogs et webzines ont salué l’initiative.

Parmi la communauté web du développement durable, ce sont les blogs et les sites dédiés au « bio » qui ont été les plus réactifs, de même que les blogs sur la communication durable, mais dans une moindre mesure.

Pour ces derniers, Capital Terre a réussi à informer et surprendre en évoquant des pratiques courantes inconnues du grand public comme l’utilisation de l’huile de palme dans les aliments et l’exploitation des terres éthiopiennes par les pays émergents.

A sa manière, cette Ă©mission a fait bouger les choses. Le lendemain de la diffusion, Findus et Casino ont diffusĂ© un communiquĂ© de presse sur leur intention de renoncer Ă  l’utilisation de l’huile de palme. Par delĂ  les vĹ“ux pieux, reste Ă  savoir si ce type d’émission rendra possible la prise de conscience nĂ©cessaire Ă  la mise en Ĺ“uvre de profondes transformations dans nos manières de vivre et de consommer.

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avril 1, 2010  

04
03
2010

Elisabeth Badinter déchaîne les passions sur Internet

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La sortie du nouveau livre d’Elisabeth Badinter : Le conflit, la femme et la mère a créé un vif débat sur la toile.  Dans son livre Elisabeth Badinter revient sur la pression sociale exercée sur les femmes, les poussant ainsi à allaiter, et à demeurer au plus près du foyer. Le mouvement naturaliste est d’ailleurs en partie visé, puisque le culte du fait-maison et les couches lavables cantonneraient les femmes à rester s’occuper de leurs enfants.

Dans un premier temps, ces postulats ont été mis en avant par les sites et blogs « verts » pour dénoncer les dires d’Elisabeth Badinter. Cette réactivité a aussitôt attisé la curiosité des médias en ligne qui ont relayé, à leur tour, des extraits du livre. C’est ainsi qu’est né l’emballement d’Internet pour ce livre.

L’explosion de commentaires a encouragé les sites et blogs à écrire plusieurs articles sur le sujet. Ainsi, on pouvait, sur un même support lire, des articles contenant des extraits du livre, complétés par des interviews de la philosophe, mais aussi la lettre ouverte des femmes « vertes » de rage ou encore une synthèse des nombreux commentaires des internautes.

Des milliers d’internautes à travers les blogs ou les commentaires d’articles ont réagi sur les thèses avancées par Elisabeth Badinter. Marianne2.fr enregistre un record de commentaires (543) postés en réaction à l’article Oubliez ce sein, Madame Badinter. Une minorité s’est montrée irrespectueuse soit envers Elisabeth Badinter, soit envers l’écologie politique. Un grand nombre d’internautes ont dès lors mis en avant leur expérience personnelle pour étayer leur propos, ce qui a multiplié les échanges entre les commentateurs.

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mars 4, 2010  

22
02
2010

Restaurer les mangroves c’est bien, boire l’eau du robinet c’est encore mieux !

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Evian s’est fixé pour objectif d’atteindre la neutralité carbone en 2011. La solution trouvée par Evian est de compenser ses besoins en carbone (soit 134 gr de CO2 par bouteille) en agissant pour la protection des écosystèmes. Pour répondre à cette ambition, Evian a signé, en partenariat avec UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) la convention RAMSAR (pour la conservation et l’utilisation durable des zones humides) en octobre 2008.

Un an plus tard,  Evian confirme son engagement en apportant 700 000 euros à l’opération Oceanium  pour restaurer 6 000 hectares de mangroves au Sénégal.

Cette action a été très bien perçue par les sites et blogs consacrés au développement durable, qui mettent en avant ses bénéfices environnementaux et économiques. En règle générale, la plupart des actions environnementales des entreprises consistent à planter des arbres. Or, dans ce cas l’intérêt réside dans le fait qu’il s’agit de mangroves et que l’action se déroule dans un pays en développement.

Partageant un tout autre point de vue, une majorité d’internautes et certains médias en ligne n’ont pas été conquis par l’initiative dans la mesure où il s’agissait selon eux de réaliser un « coup marketing ». Pour ces derniers, Evian ne pourra réduire véritablement ses rejets de CO2 qu’en cessant de commercialiser et d’exporter des bouteilles en plastiques, et la meilleure solution reste encore de consommer l’eau du robinet.

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fĂ©vrier 22, 2010  

12
02
2010

E.LECLERC déshabille ses produits et emballe les internautes

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Le 29 janvier E.LECLERC a informé qu’il passait au crible les 3 700 produits de la marque Repère pour rationaliser l’utilisation de ses emballages. Par conséquent plusieurs produits, dont les tubes de mayonnaise et de dentifrice, se retrouvent nus pour le bien de la planète.

La dĂ©cision d’E.LECLERC ne laisse pas le Net indiffĂ©rent. Si la rĂ©partition des retombĂ©es est assez proche, la majoritĂ© reconnait l’impact positif de cette initiative sur l’environnement. En revanche, les avis divergent lorsqu’il s’agit de dĂ©battre sur les intentions rĂ©elles d’E.LECLERC. Le point le plus marquant de cette analyse reste le silence relatif de la communautĂ© Ă©colo du web.  Seuls 22 sites et blogs ont relayĂ© positivement cette information. Ce silence pourrait ĂŞtre interprĂ©tĂ© comme de la rĂ©ticence envers les motivations invoquĂ©es par LECLERC.

Toutefois, la mise en ligne d’un article du 20minutes.fr sur ce sujet a provoquĂ© un afflux de retombĂ©es. L’intensitĂ© de la mobilisation des internautes a créé la surprise, ces derniers ont massivement postĂ© ou votĂ© des commentaires d’articles.

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fĂ©vrier 12, 2010  

27
01
2010

BNP Paribas : Souhaitons bon vent à l’odyssée des jeunes

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Le 14 décembre dernier, Baudouin Prot  et Claude Bartolone mettait en place un partenariat public/privé, dans lequel, BNP Paribas  s’engageait  à financer, pendant deux ans, des projets de voyages scolaires pour les collégiens de Seine-Saint-Denis.

Cette première en France a fait l’objet d’une communication importante, notamment, par l’achat d’espaces publicitaires dans la presse écrite.

Avec une telle communication dans les journaux, on s’attendait à un même engouement sur Internet.  Or il y a eu un décalage entre la communication dans la presse écrite et la diffusion d’informations sur Internet.

En effet, on dénombre 56 retombées pour la période du 14 décembre au 23 janvier. Ce qui apparaît relativement faible au regard des moyens engagés dans la communication offline et du potentiel que peut receler le web sur un tel évènement.

BNP Paribas a utilisé ses blogs et diffusé ses communiqués de presse sur le web, visant notamment la communauté des professionnels de l’éducation, qui, elle, a réagi positivement.

A contrario,  les militants de gauche et notamment ceux du Parti de Gauche, peu disposés à saluer l’évènement, ont réussi à faire entendre leur voix sur la toile. Utilisant les blogs gérés par leurs sections départementales, les militants du Parti de Gauche ont donné une dimension nationale  à l’évènement.

Repris par les militants, l’action de mécénat  a finalement été évincée par l’enjeu strictement politique : celui du devenir du service public de l’enseignement.

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janvier 27, 2010  

13
01
2010

Centre de captage de CO2 de Total : les bloggeurs jouent les troubles-fĂŞtes (01 au 12 Janvier 2010)

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L’inauguration devait ĂŞtre triomphale. Lundi dernier, Christophe de Margerie, accompagnĂ© de ValĂ©rie Letard – SecrĂ©taire d’Etat aux technologies nouvelles -, prĂ©sentait le centre pilote de capture de CO2 de Lacq, dernière innovation de Total. Première en Europe, le centre de Lacq doit notamment permettre d’enfouir 120 000 tonnes de gaz carbonique d’ici deux ans.

Pourtant, le baptême aura été rude pour le projet phare du groupe français. Si la Commission européenne, les pouvoirs publics français, les industriels et une partie des médias en ligne ont salué l’initiative comme un moyen de lutte contre le changement climatique, le lobbying associatif, lui, s’est mobilisé contre une technologie jugée à risque.

Sur la toile consacrée au développement durable, blogs engagés, associations et ONG de défense de l’environnement ont ainsi dénoncé les risques sanitaires du projet et le « greenwashing » mené par Total. Parallèlement, militants écologiques et élus locaux ont fait circuler sur le net une lettre initiée par France Nature Environnement et les Amis de la Terre destinée à convaincre le ministre de l’environnement Jean-Louis Borloo de se désolidariser du projet.

Le centre de capture de CO2 de Lacq continue de susciter les opinions les plus diverses. Si certains sites spécialisés dans l’environnement ont évoqué les « risques dissimulés » du projet, les sites d’actualités se sont montrés plus nuancés. Anticonformiste, le journal Développement Durable, lui, y voyait même une voie de développement pour les pays émergents….

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janvier 13, 2010  

09
12
2009

Ethique sportive : Les supporters Français et Irlandais ont refait le match France Irlande via Facebook

buzz_henry02Immédiatement après le coup de sifflet final de la rencontre France Irlande, du 18 novembre 2009, la  polémique sur la façon dont avait gagné la France s’est propagée sur Internet. Facebook a été assailli par les internautes supporters des deux équipes pour manifester leur avis sur le match. En l’espace de 48h (mercredi minuit à vendredi minuit), 1 625 groupes composés de 210 000 membres Français et Irlandais se sont constitués pour  s’exprimer sur l’issu du match France-Irlande et plus particulièrement sur la main de Thierry Henry. Point central des discussions sur Facebook : la qualification française allait-elle à l’encontre de l’éthique sportive ?

Synhthèses de données sur le buzz

Decryptage

Facebook s’est révélé être l’un des instruments privilégiés des supporters français et irlandais pour s’exprimer « à chaud » sur la qualification française pour la Coupe du Monde. Ainsi, de nombreux groupes Facebook se sont créés immédiatement après le match (dés minuit !) et avant même la publication d’articles de média en ligne.

La question de l’éthique sportive s’est retrouvée au centre de tous les commentaires sur Facebook. Du côté français, il semble que la « faim est justifiée les moyens ». Ainsi, 57% des facebookers  Français présents dans ces groupes ont manifesté leur satisfaction dénonçant l’absurdité de cette polémique. Toutefois, un sentiment de culpabilité s’est tout de même fait ressentir dans le camp Français, 23% des facebookers ont avoué avoir « honte » de cette « tricherie » et du manque de fairplay de l’équipe de France.

Du côté irlandais, l’irritation face à un manque de fairplay et d’éthique de l’équipe française s’est clairement fait ressentir. 91% des irlandais membres de ces groupes Facebook ont une image négative de Thierry Henry et plus généralement des Français qui « ont volé ce match », certains allant même jusqu’à prôner le boycott des sponsors de Thierry Henry…

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décembre 9, 2009