>> Innovant mais Insolite
07
2010
Solar Island : une « île flottante » pour convertir l’énergie solaire en électricité
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Une nouvelle île artificielle au large de l’Emirat Ras el Khaimah…
Quand on parle des îles artificielles qui jouxtent le littoral émirati, on pense immédiatement à certains projets pharamineux, d’îles en formes de palmiers ou de carte du monde… Moins connu, le projet d’île solaire artificielle qu’abritera prochainement l’Emirat  Ras el Khaimah… il relève pourtant de la prouesse technologique, et peut-être, environnementale.
En 2007, le Prince hĂ©ritier de l’Emirat de Ras el Kaimah, Saud Bin Saqr Al Qasimi a investi 5 millions de dollars pour permettre Ă Nolaris, une start up suisse du Centre Ă©lectronique et de Microtechnique de Neufchâtel, de mettre au point une Ă®le « prototype » de 80 mètres de diamètre, capable de convertir l’énergie solaire en Ă©lectricitĂ© ou en hydrogène.
…pour capter l’énergie solaire et la transformer en hydrogène grâce aux vapeurs d’eau…
Contrairement aux îles artificielles des Emirats Arabes Unis, Solar Island ne s’appuie pas sur une structure en pilotis : c’est, au contraire, une île sur plateforme flottante. Recouverte d’une membrane photovoltaïque et de miroirs sur 64m², Solar Island est également une île-tournesol : des structures mécaniques robotisées lui impriment des mouvements de rotation afin qu’elle suive au fil de la journée les déplacements du soleil !
Ce sont les miroirs qui permettent d’opérer la conversion de l’énergie solaire en électricité. En renvoyant les rayons du soleil sur des tubes remplis d’eau, ils déterminent la formation de vapeur, qui pourra à son tour être transformée en hydrogène, ou, à l’issue de l’acheminement sur la terre ferme, en électricité.
Cette île pourrait pourrait produire 1 MW d’électricité en pic, en moyenne 250 kW soit une production de 2,2 GwH/an. Limite : Pour être rentable, ce type d’île doit être localisé dans une zone présentant un ensoleillement de 350 jours par an… ce qui ne permet guère de reproduire l’expérience en s’éloignant de l’équateur.
 Renforcée par ce premier succès, la société suisse ne cache pas son ambition de renouveler l’expérience à plus grande échelle, avec une île de 500 mètres de diamètre en Mer du Golfe. Celle-ci serait alors capable de produire l’équivalent de 10% de la production d’une centrale nucléaire, et cela pour un coût de 90 millions d’euros.
...mais dont le coût environnemental reste encore incertain.
 Plusieurs questions restent cependant en suspens: Comment procédera-t-on à l’interconnexion entre l’île et la terre ? L’option choisie est de stocker l’hydrogène sur l’île puis de l’acheminer sur terre ferme par bateau. Alors, quid de l’empreinte énergétique de ce mode de transport ? Quelles seront les conséquences de ces îles solaires sur l’écosystème marin ? Quelle est la durée de vie de ces installations ? Comment recycler les matériaux composant l’île afin d’alléger son empreinte carbone ?
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juillet 23, 2010
06
2010
Des bouses de vache pour alimenter les datacenters?

HP Labs, la division de recherche du gĂ©ant HP, estime que les exploitations agricoles peuvent permettre de rĂ©duire le coĂ»t Ă©nergĂ©tique des datacenters, très gourmands en Ă©lectricitĂ©.Â
Partant du constat qu’une ferme et ses vaches peuvent produire de grandes quantitĂ©s de mĂ©thane, les chercheurs se sont interrogĂ©s sur les possibilitĂ©s de capturer et stocker cette production colatĂ©rale des exploitations agricoles…pour alimenter des gĂ©nĂ©rateurs Ă©lectriques.
Le potentiel de production de mĂ©thane que prĂ©sentent les bouses de vaches n’a donc pas Ă©chappĂ© aux chercheurs du Sustainable IT Lab de HP. Parce que le mĂ©thane est l’un des Ă©lĂ©ments clĂ©s pour produire du biogaz, biogaz qui lui mĂŞme peut ĂŞtre utilisĂ© pour chauffer, refroidir, ou produire de l’Ă©lectricitĂ©, ils exposent dans une Ă©tude l’intĂ©rĂŞt que pourraient avoir les datacenters Ă se rapprocher de ressources rurales aux qualitĂ©s encore insoupçonnĂ©es.
Pour preuve, selon l’Ă©tude, ce processus permettrait d’alimenter sans problèmes un datacenter d’1 MW qui a besoin annuellement de 9.6 GWh. Reste Ă HP Labs Ă passer Ă la seconde phase du projet,  celle de la faisabilitĂ© Ă©conomique et financière, qui devrait ĂŞtre interrogĂ©e dans un futur proche.
L’intĂ©gralitĂ© de l’Ă©tude est disponible en PDF Ă cette adresse.
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juin 22, 2010
05
2010
1,2,3… Semez !
Ils sont rouges, irrésistiblement attirants, et réveillent l’âme d’enfant de tous les passants. Des distributeurs de bonbons, dont l’image seule évoque tant de souvenirs, le petit bruit de la machine au moment où elle délivre la précieuse sucrerie…
Le passant alléché, par cette machine, attiré, s’approche… Mais là s’arrête le mirage: installés par le collectif Greenaid dans toute la ville de Los Angeles, ces distributeurs flashys servent une nouvelle cause : celle du jardinage ! Pour 25 cents le consommateur recueille une poignée de graines, à planter de ci et de là au gré de son inspiration. Pour 25 cents, enfants et adultes peuvent donc se découvrir la main verte, et participer directement à l’embellissement de leurs quartiers et jardins.
Une initiative à la fois innocente et guerrière : ses promoteurs, décidément adeptes du détournement, se réclament du « guerilla gardening » : guérilla par laquelle les citoyens s’approprient l’espace urbain pour mieux y intégrer la biodiversité, guérilla désormais armée par ce nouvel outil distributeur de « seed bombs » ou bombes de semences.
Enfin, une idée lucrative : Greenaid vend ses distributeurs 400 dollars, auprès d’entreprises, d’écoles, ou de citoyens engagés. Le concept ne s’est cependant pas encore exporté au delà de Los Angeles. Le succès rencontré dans certains quartiers pourrait cependant annoncer de nouvelles floraisons de ces distributeurs en dehors de leur ville d’origine.
Pour en savoir plus:
http://thecommonstudio.com/index.php?/project/greenaid/
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mai 11, 2010
04
2010
Des éoliennes sur les toits parisiens : un « Paris » audacieux…

Alors que le pré-rapport parlementaire présidé par Patrick Ollier (Député UMP) tente d’amorcer la mise à mort des éoliennes dans le paysage français, Paris a lancé un projet test visant à orner ses toits de petites éoliennes adaptables à la configuration urbaine. Cette démarche s’inscrit dans le cadre du Plan Climat de la ville de Paris énonçant la volonté que, d’ici 2020, 25 % de la consommation énergétique de la Ville soient issus d’énergies renouvelables.
Le 1er avril 2010, en marge à la semaine du développement durable, Anne Hidalgo, première adjointe au Maire chargée de l’urbanisme et Denis Baupin, adjoint au Maire chargé du développement durable, ont inauguré deux mini-éoliennes sur la toiture-terrasse de la Maison de l’Air à Belleville (XXème arrondissement de Paris) ; lieu choisi en raison du symbole mais aussi pour sa localisation dans les hauteurs de Paris.
Ces mini-Ă©oliennes mesurent 160 cm x 160 cm ; elles prĂ©sentent plus l’aspect de grands ventilateurs que d’éoliennes traditionnelles. [Lire la suite →]
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avril 28, 2010
04
2010
Norvège : Des éoliennes habitables bientôt au large de la côte de Stavanger
La mer est un nouveau territoire à conquérir. La construction des îles artificielles de Dubaï symbolise l’exploit de l’homme à étendre son territoire. Néanmoins, la construction de ces îles luxueuses a causé beaucoup de dégâts envers la biodiversité marine et a fortement émis du CO₂. Bref, les îles artificielles sont peu vertueuses pour l’environnement. Aujourd’hui, une agence d’architectes a dessiné une île artificielle qui allierait activité économique et humaine, tout en produisant de l’énergie.
Leon Rost, Joao Virra Costa, Don Lawrence et Tudor Viasceanu, architectes chez Online Office, sont les concepteurs de ce village touristique offshore composé de 49 éoliennes habitables. Ces dernières abriteront un musée, un spa et des hôtels pour personnes en transit (touristes, marins, croisiéristes et travailleurs des plateformes offshore). En plus d’être un lieu touristique, ces îles éoliennes généreront 392 MW d’électricité, soit 8 MW chacune, capable donc d’alimenter 120 000 habitations des villes terrestres voisines.


En dépit de l’origine portugaise des architectes, ce projet de ville éolienne ne sera pas réalisé en face des côtes portugaises mais au large des côtes de Stavanger, en Norvège, endroit réputé très venteux. Stavanger est la capitale pétrolière du pays. La Norvège est le deuxième fournisseur de gaz naturel de l’Union européenne. Si l’on considère la diminution des disponibilités des sources d’énergies fossiles, ce projet pourrait symboliser le début de la reconversion de Stavanger en capitale des énergies renouvelables. Et pourquoi pas, dans une cinquantaine d’années, exporter en abondance de l’électricité verte aux pays membres de l’Union européenne ?
Maintenant, il faut dépasser le stade de l’effet d’annonce et chercher des investisseurs qui croient à ce projet assimilable, pour l’instant, à de la science-fiction.
Pour en savoir plus:
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avril 6, 2010
03
2010
Belgique : Et si les poules étaient la solution pour réduire les déchets ?
Après la biomasse, après les lombrics, ce sont les poules qui sont mises à contribution pour réduire les déchets alimentaires. L’idée vient de Christophe Denève, responsable de la cellule environnement de la commune de Mouscron, située tout près de la frontière française.  Cela fait deux ans que cette opération suscite l’engouement parmi les habitants de Mouscron. Les demandes affluent et les listes d’attentes se rallongent, mais seule une cinquantaine de familles peuvent recevoir ces gallinacés dans leurs foyers.  Ce qui est, pour l’instant, relativement faible puisque Mouscron compte 52 000 habitants. Autant dire que la sélection des familles est draconienne. Les familles doivent répondre à plusieurs conditions pour recevoir ces poules.
Le bien-ĂŞtre de l’animal est pris très au sĂ©rieux [Lire la suite →]
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mars 31, 2010
03
2010
AMOEBA : Traiter l’eau avec des agents biologiques c’est possible, fiable et écologique

Lors de la soirée Cleantuesday du 09 février consacrée aux Cleantechs de l’eau, un projet insolite, Amoéba a su capter la curiosité du public. L’idée, à la fois simple et novatrice, remet totalement en cause les techniques traditionnelles employées pour traiter l’eau. Le procédé consiste ainsi à injecter l’amibe Willaertia magna, un protozoaire qui va « manger » les légionelles qui causent des maladies infectieuses.
Dans le monde, les 20 000 industriels possĂ©dant des tours aĂ©rorĂ©frigĂ©rantes (TAR) traitent leurs eaux par des substances chimiques pour Ă©radiquer le risque de lĂ©gionelles. Ce traitement est drastiquement rĂ©glementĂ© par la directive REACH, [Lire la suite →]
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mars 19, 2010
03
2010
Levallois chauffe sa piscine avec l’eau usée des douches
Le mois dernier, la municipalité de Levallois-Perret et la Lyonnaise des Eaux (filiale de Suez Environnement) ont mis en place le programme « Degré bleu » pour chauffer le nouveau centre aquatique de la ville. Degré Bleu utilise une technique de chauffage développée à Bâle (Suisse), puis appliquée dans un éco-quartier de Stockholm et dans une station de traitement d’eau à Foz do Iguaçu ( Brésil). Cette technique consiste à récuper les eaux chaudes usées générées par la prise de douches ou lors d’utilisation du lave-linge ou du lave-vaisselle. Ces eaux usées varient entre 13 et 20°C. Elles évacuent donc une source de chaleur non-négligeable. Grâce à l’achat de brevets allemand et suisse, Lyonnaise des Eaux se lance pour la première fois, avec Levellois-Perret, dans la récupération des eaux chaudes usées.
Pour rĂ©cupĂ©rer les calories, Lyonnaise des Eaux a, sur une longueur de 80 mètres, installĂ© un Ă©changeur de chaleur au rĂ©seau jouxtant le centre aquatique. Les calories sont ensuite transportĂ©es par un fluide caloporteur jusqu’à une pompe Ă chaleur Ă©lectrique installĂ©e dans la chaufferie de la piscine. [Lire la suite →]
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mars 12, 2010
02
2010
Osez boire de l’eau en brique !
La semaine dernière, nous vous avions proposé un écho du web sur la restauration des mangroves par Evian. Nous nous sommes aperçus, à travers les nombreux commentaires postés par les internautes, que la solution contre les émissions carbones de la commercialisation de l’eau était de boire de l’eau potable ou l’eau locale. Dernièrement, le rappel à l’ordre adressé par le jury de déontologie publicitaire envers la publicité de Cristalline, qui mettait « systématiquement en cause de manière non justifiée la qualité et la potabilité de l’eau du robinet », a relancé le débat sur l’eau en bouteille et l’eau potable.
Aquapax, l’eau en brique, pourrait concilier les deux positions. Aquapax est nĂ©e de la rencontre entre un jeune entrepreneur français, Alexis Vaillant et Neil Tomlinson, un crĂ©ateur britannique et un antiplastique convaincu. Dans l’optique d’une dĂ©marche environnementale, tous deux ont voulu dĂ©velopper le concept de l’eau en carton. La brique est composĂ©e Ă 75 % de carton, Ă 20 % de polyĂ©thylène pour l’étanchĂ©itĂ© et Ă 5 % d’aluminium pour protĂ©ger l’eau de la lumière et de l’oxygène. Encore plus Ă©cologique, environ 75 % de la brique d’eau sont issus de matĂ©riaux renouvelables, renouvelĂ©s, recyclables et recyclĂ©s. [Lire la suite →]
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février 26, 2010
02
2010
Japon : une imprimante utilisant des UV Ă la place de cartouches d’encre
L’une des premières démarches de l’entreprise désireuse de réduire son empreinte carbone, est de préconiser à ses employés la rationalisation leurs impressions. Il leur est alors demandé de n’imprimer que lorsque cela est vraiment nécessaire, de privilégier les impressions recto-verso ou de réutiliser le verso d’une feuille déjà imprimée.
Une entreprise japonaise pourrait rĂ©gler ces petites tracasseries, avec la crĂ©ation de l’imprimante Prepeat. L’originalitĂ© de cette imprimante tient au fait qu’elle n’utilise aucun consommable (ni encre, ni toner). Il est vrai que, rĂ©cemment, Dell et PolaroĂŻd ont mis au point des « mini-imprimantes » pour tĂ©lĂ©phone portable, sans utilisation d’encre. L’imprimante Prepeat est diffĂ©rente. L’impression se rĂ©alise grâce Ă la variation des rayons UV. [Lire la suite →]
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février 25, 2010















