>> Interview

02
09
2010

Michel Legeay, Directeur technique et du développement de la SEMARDEL

 

Universitaire de formation, Michel Legeay a fait carrière au sein des Ministères de l’Industrie et de l’Environnement, avant de devenir Directeur du Centre National de Réception des Véhicules. Recruté en 2005 pour assurer la Direction Technique et du Développement du groupe SEMARDEL, il nous présente les ambitions de la SEMARDEL en matière de développement durable et nous fait partager son enthousiasme pour les nouvelles pistes à explorer en matière de gestion durable des déchets.

Graine de Sésame : La SEMARDEL entend devenir un modèle de référence dans la gestion durable des déchets : comment la stratégie de développement de la SEMARDEL intègre-t-elle cette ambition ?

Le bilan carbone, fil conducteur de la stratégie
Michel Legeay : Aujourd’hui, la SEMARDEL est déjà distinguée par la certification Qualité Sécurité Environnement de l’ensemble de ses activités. Pour demain, c’est sur la base de notre bilan carbone que nous avons défini tous nos projets de développement.La SEMARDEL vient de faire réaliser un bilan carbone afin de connaître précisément son empreinte et faire la part des principaux facteurs d’émission de gaz à effets de serre. Ce bilan carbone, parce qu’il intègre la variable temporelle,  permet également d’avoir un aperçu anticipé de la façon dont notre empreinte va évoluer d’ici 2020.

Graine de Sésame : Que révèle le bilan carbone d’une entreprise comme la SEMARDEL ?

Les progrès réalisés devraient être exceptionnels
La communication des résultats de ce bilan carbone interviendra prochainement et sera accessible au public sur notre site. Pour l’instant, je peux juste vous dire que les progrès réalisés devraient être exceptionnels ! Le bilan carbone vient confirmer la pertinence de nos projets en cours de développement et légitimer notre ambition à être un « modèle de référence » en matière de gestion durable des déchets.
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septembre 2, 2010  

20
08
2010

« Les entreprises industrielles se sont longtemps vĂ©cues comme des citadelles » – HĂ©lène Valade, Lyonnaise des Eaux, volet 2/2

Graine de Sésame : Quelle place Lyonnaise des Eaux fait-elle au dialogue avec les autres acteurs de la gestion de l’eau ?

Le développement durable: un impératif d’ouverture
Hélène Valade : L’évolution de notre culture d’entreprise passe par l’ouverture. Les entreprises industrielles se sont longtemps vécues comme des citadelles, sûres de leurs savoir-faire. Aujourd’hui pour intégrer le développement durable, il faut croiser les points de vue et les compétences : celles des ingénieurs, des urbanistes, des élus et des citoyens…
Nous avons mis en place plusieurs outils participatifs qui appuient cette logique d’ouverture, à travers le programme Idées Neuves sur l’Eau. Citons par exemple le Forum. Présidé par Erik Orsenna, il réunit des experts qui planchent sur les grands enjeux de la ressource eau. Ils ont ainsi présenté le résultat de leurs réflexions sur le thème « prix et valeur de l’eau » dans un «Cahier de l’eau» qui sera publié sur la plateforme participative Idées Neuves sur l’eau .
Cette plateforme permet à tous les citoyens de participer à un exercice partagé de prospective sur l’eau : concrètement, ils postent sur le blog leurs «idées neuves» : ensuite soumises à l’analyse de nos  services, elles peuvent, demain, donner lieu à de nouvelles expérimentations de Lyonnaise des Eaux.

Graine de Sésame : Quelle est la part des différents acteurs dans l’évolution vers une gestion plus durable de la ressource eau : Etat, collectivités, sociétés de distribution d’eau, citoyens ?

Impulsions et moteurs vers le Développement Durable
Hélène Valade : La réponse ne peut pas être manichéenne. Les collectivités sont moteurs, ne serait-ce que parce que les élus ont bien compris les attentes de plus en plus fortes de leurs électeurs en matière d’environnement (selon une étude 51% des électeurs ont voté lors des dernières municipales en fonction du programme environnemental du candidat). L’impulsion législative a également été cruciale avec les Grenelle I et II.
Mais les objectifs des collectivitĂ©s dĂ©pendent aussi de la capacitĂ© de Lyonnaise des Eaux Ă  proposer des solutions respectueuses de l’environnement. A nous de nous positionner en stratĂ©gie d’offre, c’est lĂ  que la capacitĂ© d’entrainement de Lyonnaise des Eaux pourra se vĂ©rifier. [Lire la suite →]

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aoĂ»t 20, 2010  

19
08
2010

Hélène Valade, Lyonnaise des Eaux, volet 1/2 : « Le développement durable, une transformation culturelle de l’organisation »

Hélène Valade est directrice du développement durable de Lyonnaise des Eaux depuis 2005. Pour elle le développement durable est avant tout un changement culturel à faciliter au sein de l’organisation : valorisation de la prévention, passage d’une logique quantitative à une logique qualitative, dialogue et coopération avec tous les acteurs de la gestion de l’eau.

Graine de Sésame : Comment êtes-vous venue au développement durable et à ce poste de directrice du développement durable de Lyonnaise des Eaux ?

Rencontre entre une tendance de société et une volonté d’engagement
Hélène Valade : Je suis arrivée comme Directrice chez Lyonnaise des Eaux en 2005, après un parcours plutôt atypique. En effet j’exerçais alors  des fonctions de direction au sein de l’IFOP puis de TNS- SOFRES, au sein des départements Politique et Opinion publique.
C’est dans les études menées à l’époque que j’ai assisté à l’apparition et à la progression d’une nouvelle tendance chez les Français : tendance à rechercher un modèle de développement différent, aspiration à trouver une alternative au modèle de développement actuel.
L’alchimie entre cette tendance émergente et mes convictions personnelles m’a menée à créer, dès 1999, l’Observatoire Français et Développement Durable. En 2005 j’ai choisi de passer à l’action en répondant  à l’offre de Lyonnaise des Eaux,  qui créait sa première direction du Développement Durable.
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aoĂ»t 19, 2010  

09
06
2010

Christine Grèzes, Bouygues Construction, « Plusieurs actions ont été mises en place pour impliquer nos collaborateurs »

christine_grezesDepuis 2007, Christine Grèzes est à la tête de la direction développement durable de Bouygues Construction. Elle s’est employée à instaurer au sein des différents métiers de Bouygues Construction une dynamique de groupe en faveur du développement durable.

Graine de Sésame : Quelles ont été vos motivations premières pour accepter ce type de responsabilité ?
Christine Grèzes : Lors de ma prise de fonction, le dĂ©veloppement durable ne m’était pas tout Ă  fait Ă©tranger. J’ai dĂ©butĂ© ma carrière en tant que consultante, avec une spĂ©cialisation dans la conduite du changement. Ensuite, j’ai intĂ©grĂ© la direction de la communication de Saur dans laquelle j’ai travaillĂ© sur la valorisation de sa politique de dĂ©veloppement durable. Après cette expĂ©rience, j’ai rejoint Bouygues Construction. J’ai participĂ© Ă  la conception de la dĂ©marche de dĂ©veloppement durable de Bouygues Construction pendant toute l’annĂ©e 2006. A l’issue de cette rĂ©flexion, Yves Gabriel (P-DG de Bouygues Construction) m’a proposĂ© de prendre en charge la Direction du DĂ©veloppement durable…

Vous animez un Comité Développement durable Bouygues Construction. Quel est l’objectif de ce Comité ?
L’objectif de ce Comité est de coordonner la démarche « Actitudes », notre programme Développement durable. Il réunit les responsables développement durable de nos principales fonctions support et entités opérationnelles. Le Comité impulse une dynamique sur un certain nombre de sujets transverses et favorise le partage des bonnes pratiques. Au départ, nous nous réunissions tous les mois, maintenant nous nous rencontrons tous les deux mois.

Outre ce Comité, nous avons constitué un réseau d’une centaine de correspondants développement durable. Chaque filiale a nommé ses correspondants, généralement des ingénieurs QSE, des responsables techniques ou encore RH. Pour les former, nous avons conçu un cycle d’apprentissage de six jours sur la construction durable, les aspects sociaux du développement durable et sur la conduite du changement. Aujourd’hui, nous finalisons un référentiel des missions et compétences des correspondants développement durable pour mieux asseoir leur mission.

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juin 9, 2010  

21
05
2010

Ibrahim el Ali, Président de la Fondation BlueGreen : « Les pays du Sud doivent cesser d’être attentistes »

ibrahim-elaliIbrahim el Ali est un Libanais né au Sénégal et vivant en France. Il y a quatre ans, il délaisse sa société d’import/export pour se consacrer à la préservation de la nature en Afrique et sur le pourtour méditerranéen. Citoyen du monde, il est souvent invité par les organisations internationales et les médias pour livrer son regard d’homme de terrain.

Graine de Sésame : Qu’est-ce qui vous a poussé à abandonner votre carrière d’homme d’affaires pour vous consacrer aux causes environnementales ?

Ibrahim el Ali : Avant de me consacrer à mes associations, j’étais dans l’import/export de produits alimentaires à Rungis. J’ai commencé à m’intéresser à l’écologie lorsque je rendais visite à mon grand frère, Haidar el Ali, au Sénégal. A ses côtés, j’ai participé à des actions visant à protéger la biodiversité africaine. Une fois rentré en France, je retrouvais mes habitudes. Puis, il y a eu le décès de ma mère. Je suis parti au Liban pour l’enterrer et j’ai redécouvert mon pays. Le Liban est un pays riche d’une biodiversité menacée par les conflits, son urbanisme et son agriculture intensive. Je devais réagir à ma façon. J’ai créé ma première association Mawassen Khair (moisson de la bienfaisance). Avec des petits moyens, je mène des actions de protection de la nature.

Quels étaient les moyens financiers, humains dont vous disposiez pour réaliser vos projets?

Ibrahim el Ali : L’ONG Mawassen Khair prouve que la protection de l’environnement est une question de volonté et non de moyens. Mawassen Khair est constituée d’une petite équipe de vingt personnes. Après le conflit de juillet 2006, nous avons participé, avec la FINUL, au déminage de 4 000 bombes en sept mois. Le procédé était simple. Nous avons impliqué les chefs religieux pour qu’ils demandent aux habitants des villes du Sud de nous prévenir s’ils voyaient un obus pour le désamorcer. Ensuite, nous avons reboisé les zones pour reconstituer un écosystème. Cela nous a coûté peu d’argent, car nous avons impliqué tous les acteurs de la société. Les actions environnementales doivent obéir au mouvement du haut vers le bas et du bas vers le haut. Ce qui veut dire que les actions ou les initiatives doivent être issus des acteurs publics et des citoyens.

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mai 21, 2010  

28
04
2010

Interview de Jean-Pierre Sicard, directeur général délégué de CDC Climat

jean-pierre_sicard

Impliqué depuis 15 ans dans la réflexion sur le changement climatique, la Caisse des Dépôts aborde cette année un tournant avec la création de CDC Climat. Cette nouvelle filiale devrait permettre à la Caisse des Dépôts de devenir un acteur international de la lutte contre le réchauffement climatique.


Graine de Sésame: La Caisse des Dépôts a récemment lancé CDC Climat, dont vous êtes directeur général délégué. Quelles ont été les motivations pour la création de cette filiale ?
Jean-Pierre Sicard: La Caisse des Dépôts a décidé de passer à une nouvelle étape stratégique pour son activité de lutte contre le changement climatique. Nous incubons des activités depuis plusieurs années et pensons désormais qu’il est temps de donner une identité à ces activités, en créant une filiale dédiée.

Quelles seront les activités de CDC Climat ?
Jean-Pierre Sicard: Nous intervenons dans 3 domaines :

  • Tout d’abord, les services aux marchĂ©s du carbone. Il s’agit d’investir dans tout ce qui est nĂ©cessaire aux opĂ©rateurs et aux Etats pour que ces marchĂ©s, qui sont des outils de politique publique, se dĂ©veloppent dans la sĂ©curitĂ© et la transparence : bourses, registres, systèmes d’échange et de conservation d’actifs carbone. On a dĂ©jĂ  dĂ©veloppĂ© un certain nombre de choses. Nous sommes actionnaires de BlueNext, qui est la bourse europĂ©enne du carbone. Aujourd’hui, les enjeux sont internationaux. CDC Climat, avec ses partenaires, compte saisir les opportunitĂ©s ouvertes par la crĂ©ation de politiques climatiques dans diffĂ©rentes parties du monde.
  • Ensuite, nous sommes investisseurs dans les actifs carbone. [Lire la suite →]
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avril 28, 2010  

07
04
2010

Interview de Geneviève Férone, Directrice Développement durable, Veolia Environnement

genevieve-feroneDepuis 2008, Geneviève Férone est Directrice Développement durable de Veolia Environnement. Après ses études en Droit international, Geneviève Férone a intégré les Nations Unies pour traiter de sujets liés à l’environnement, l’énergie et les droits de l’homme. Après cette expérience, Geneviève Férone s’est orientée dans l’investissement socialement responsable, et a créé ARESE, la première agence française de notation ISR.

Dans son livre 2030 : Le Krach écologique, Geneviève Férone dresse un constat sur notre société et les enjeux de demain. Le changement climatique, la crise énergétique, la croissance démographique atteindront leur paroxysme en 2030 avec de grandes conséquences dans les modes de vie futures.

Graine de Sésame : Deux années se sont écoulées depuis la parution de votre livre,  Au jour d’aujourd’hui après le Grenelle de l’Environnement et Copenhague, avez-vous le même constat ou avez-vous noté des améliorations?

Geneviève Férone: En deux ans, les choses n’ont pas changé. Néanmoins, il y a eu une amélioration fragile sur la prise de conscience de l’opinion publique.

GdS: Vous dites « Fragile », est-ce à cause du semi-échec de Copenhague ?

Geneviève Férone: L’objectif de Copenhague était que tous les Etats s’entendent sur le seuil de tolérance des deux degrés d’augmentation globale. Les Etats devaient agir et s’accorder pour parvenir à ce résultat. C’est la première fois que nous avions une telle participation des chefs d’Etats. Nous avons dramatisé l’événement, en partie à cause de sa sur-médiatisation. Copenhague s’est transformé en une sorte de télé réalité. Avant, pendant et après le Sommet, les médias faisaient le point quotidiennement.  Les médias ont eu un rôle dangereux. Ils ont amplifié l’attente. Ils ont créé, indirectement, un climat de tension. Cette couverture médiatique est assez nouvelle en termes d’images et de résultats. Par ricochet, cette sur-médiatisation a permis la résurgence des messages climato-sceptiques.

Dans votre livre, vous dites que nous sommes schizophrènes, que nous savons qu’il y a danger mais nous n’y prêtons pas assez attention. Est-ce encore le cas aujourd’hui ?

Geneviève FĂ©rone: Effectivement, nous sommes toujours. [Lire la suite →]

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avril 7, 2010  

01
04
2010

Interview d’Anne Gresle, Directrice Développement Durable de SAUR

anne_gresleIngénieur chimiste de formation, Anne Gresle devient Directrice Développement durable du groupe SAUR début 2009. Sa mission est de formaliser la stratégie en matière de développement durable, de mettre en place les plans d’actions associés tout en impliquant les collaborateurs. Le groupe SAUR gère les équipements municipaux des collectivités dans le domaine de l’eau (usines de traitement, réseaux) et des déchets (collecte, tri et traitement). Il intervient également sur les centres aquatiques, les terrains de golf, les campings et les funérariums. Aujourd’hui, SAUR compte 13 000 collaborateurs, présents en France et à l’étranger.

Graine de Sésame a interrogé Anne Gresle dans le cadre de la Journée Mondiale de l’eau. Portrait sur SAUR et sur les enjeux liés à l’eau.

Graine de Sésame: Quelle est la place du développement durable chez SAUR ?

Anne Gresle : Dès 1995, SAUR s’est engagé dans le développement durable en étant un des premiers groupes français à faire certifier ses installations selon les référentiels internationaux en matière de Qualité, de Sécurité et d’Environnement. La démarche développement durable du Groupe s’est étoffée progressivement pour devenir aujourd’hui un des axes stratégiques de l’entreprise. L’objectif est de répondre aux nouveaux besoins des collectivités et des industriels en matière d’excellence environnementale, d’énergies renouvelables sans oublier de progrès social. Saur travaille ainsi autour de quatre grands domaines d’action : préserver la santé et l’environnement, innover pour les territoires de demain, développer le potentiel des hommes et des femmes et s’engager pour un monde plus durable.

GdS: Aujourd’hui, c’est la Journée mondiale de l’eau. Les préoccupations varient en fonction de la zone géographique. Ici, en France, quels sont les enjeux liés à l’eau ?

Anne Gresle : Les enjeux en France sont principalement liés à la qualité des masses d’eau. La Directive cadre européenne sur l’eau de 2000 fixe comme objectif le bon état écologique des masses d’eau d’ici 2015 ce qui suppose de mettre en place des outils efficaces pour collecter et traiter les effluents issus des activités humaines, qu’ils soient d’origine domestique, industrielle ou agricole. En effet, l’homme introduit dans l’environnement des molécules complexes, les phytosanitaires par exemple, que la nature a du mal à biodégarder. Il a donc la responsabilité de leur élimination pour préserver l’environnement.
La gestion quantitative des ressources en eau est aussi un enjeu dans certaines zones, dans l’Ouest de la France [Lire la suite →]

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avril 1, 2010  

30
03
2010

Portrait de l’association DD IDF (Business Angel DD) par StĂ©phanie Savel

vignette_ssavelStéphanie Savel a créé son agence de conseil en 1996, spécialisée en théâtragogie. Parallèlement à ses activités professionnelles, Stéphanie Savel est déléguée générale de l’association DD IDF (premier Business Angel dédié au développement durable).

Actrice chevronnĂ©e du dĂ©veloppement durable, elle nous dĂ©crit les activitĂ©s de l’association DD IDF et ses fonctions.

Vous avez une double casquette : en plus d’être associée d’ASG, vous participez au développement de DD IDF, premier business angel dédié au développement durable. Pouvez-vous nous présenter DD IDF et vos fonctions ?

Stéphanie Savel : DD IDF est une association créée en avril 2007. Je l’ai découverte et rejointe début 2009. Je me suis investie activement dans cette association, en raison de mes convictions fortes vis-à-vis du développement durable.

Au sein de DD IDF, j’assure les fonctions de déléguée générale. Je reçois des projets d’entreprises. J’analyse les projets et en sélectionne 4, qui seront présentés aux adhérents.

Quels sont les critères qui vous permettent de sélectionner les projets prometteurs ?

Stéphanie Savel: Le premier critère est d’analyser si le projet est directement lié au développement durable. Il se trouve au cœur du développement durable, lorsque l’entreprise propose ou produit des services qui contribuent à l’évolution des modes de production ou de consommation visant à réduire les émissions de CO2, alléger la pression à l’égard des ressources naturelles, augmenter la production d’énergies renouvelables et à répartir de façon plus équitable la richesse et la croissance. De ce fait, on mesure l’impact du projet sur la création d’emplois, les populations voisines et la gouvernance interne.

Comment investissez-vous dans les projets ? La décision est-elle prise de façon collégiale ?

StĂ©phanie Savel: L’investissement est individuel. DD IDF permet aux adhĂ©rents (entreprises, individus, personnes morales publiques) [Lire la suite →]

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mars 30, 2010  

24
03
2010

Interview Stéphanie Savel, Cofondatrice d’ASG et membre de DD IDF (Business Angel DD)

vignette_ssavelStéphanie Savel a créé son agence de conseil en 1996, spécialisée en théâtragogie. Parallèlement à ses activités professionnelles, Stéphanie Savel est déléguée générale de l’association DD IDF (premier Business Angel dédié au développement durable).

Actrice chevronnée du développement durable, elle nous explique ce qu’est le concept de théâtragogie puis la semaine prochaine elle nous présentera DD IDF.

Graine de Sésame : Pouvez-vous nous présenter les actions d’ASG ?

Stéphanie Savel: En 1996, ASG délivrait des conseils aux entreprises sur une problématique bien précise : l’aménagement du temps de travail. Dès le départ, nous avions eu l’idée de monter des pièces de théâtre, ce qui était pour nous un meilleur moyen d’aborder des questions sérieuses de façon décalée. Par ce biais, nous avons élargi notre champ d’interventions aux questions de société ayant un impact sur le monde du travail.

Nos pièces de théâtre tournent autour quatre grands thèmes : le stress (une pièce sur le harcèlement moral existe depuis 2000), le développement durable et la responsabilité sociale, l’équilibre vie privée/vie professionnelle et la diversité.

Vous faites de la théâtragogie, est-ce un mot qui existe dans le dictionnaire ? Est-ce vous qui avez créé ce concept ?

C’est un concept inventĂ© par nous. Il rĂ©sulte de la contraction des mots théâtre et pĂ©dagogie. Ce que nous proposons est diffĂ©rent du théâtre d’entreprise. [Lire la suite →]

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mars 24, 2010