05
2010
Puma chasse le suremballage avec le Clever Little Bag
Petites ou grandes, rondes ou rectangulaires, des boites partout qui enferment notre quotidien, le compartimentent. Des désirs d’achat satisfaits, sitôt qu’ils sont emballés. Autant de petites satisfactions qui nuisent à la planète: les emballages représentent 35 % du volume total des déchets. Les industriels sont donc en première ligne pour réduire, en amont, la production de déchets.
Puma réinvente la boite à chaussures
Puma trace la voie et invente le « Clever Little Bag », résultat de recherches menées par la marque allemande associée au designer Yves Béhar. Quand l’une (Puma) progresse vers une éthique de production plus verte depuis déjà une dizaine d’années, l’autre (Yves Béhar) est reconnu pour ses projets innovants dans le domaine de l’éco-design, et de la création de sous-vêtements bio. Une association prometteuse pour faire face aux défis de l’éco emballage, et un résultat étonnant et détonant : la réinvention de la boîte à chaussures.

Image : Un sac rouge ? Non, la boîte à chaussures la plus verte du marché…
Première innovation : l’emballage à chaussures le plus écologique n’est plus une boîte, mais une structure en carton, réduite à sa plus simple expression.  Le couvercle disparait, et laisse place à une armature en carton. De même pour le sac en plastique traditionnel, remplacé par une nouvelle pochette en polymère recyclé, réutilisable pour d’autres usages.
Sous son apparente simplicité, le Clever Little Bag répond à de multiples équations. Le choix des volumes et des matériaux permet d’anticiper la production de déchets, mais prend également en compte le coût environnemental du cycle de production. Résultat : le Clever Little Bag permet de réduire de 65% la consommation de papier, d’économiser 192 tonnes de plastique, et de consommer 500 000 litres de carburant de moins pour le transport et l’acheminement des produits.
Le Clever Little Bag: partie visible d’un effort de long terme
Imprimer cet article
mai 11, 2010
04
2010
Etiquetage développement durable de la Caisse d’Epargne: un début prometteur et une fin révélée par les Amis de la Terre
En juin 2007, la Caisse d’Epargne et les Amis de la Terre annoncent le début des travaux préparatoires du programme « Bénéfices Futur » donnant la possibilité aux clients d’intégrer des critères environnementaux et sociaux dans leur choix de placements. Une année a été nécessaire pour former et mettre en place la méthodologie de l’étiquetage. Pratique qui entre concrètement en application en juillet 2008.
Le 23 mars dernier, la Caisse d’Epargne décide de suspendre l’étiquette développement durable de ses produits, sans en communiquer les raisons. Suite à quoi, les Amis de la Terre publient un communiqué de presse dénonçant et condamnant cette suspension. Partant de là , il serait intéressant de comprendre comment cette initiative, inédite et tant attendue dans le secteur bancaire, a été perçue par les différentes communautés du Web.
L’accueil du lancement de l’étiquetage entre Juin 2007 et Juillet 2008


Internet a été fortement réactif : les sites et blogs traitant du développement durable, de l’économie ainsi que les médias en ligne ont tous commenté à leur manière cette initiative, à travers des articles et des analyses. On a pu observer un contraste, dans le traitement de cette information, entre la communauté web du développement durable et celle de l’économie.
En effet, les sites Ă©ditoriaux dĂ©diĂ©s au dĂ©veloppement durable se sont davantage situĂ©s dans l’émotionnel et ont saluĂ© de façon Ă©logieuse la venue de cet Ă©tiquetage, tandis que  les sites économiques tels que latribune.fr ou encore lesechos.fr ont Ă©tĂ© plus pragmatiques. Pour eux, cette initiative est nouvelle, mais toutefois dĂ©jĂ appliquĂ©e dans d’autres secteurs Ă©conomiques.
Les réactions suite au retrait de l’étiquetage DD en mars 2010

Les Amis de Terre, co-fondateur de cette Ă©tiquette, ont mobilisĂ© la communautĂ© web du dĂ©veloppement durable pour dĂ©noncer la Caisse d’Epargne. Bien que cette action ait naturellement alimentĂ© une tonalitĂ© nĂ©gative, cette dernière est restĂ©e confinĂ©e Ă la sphère du dĂ©veloppement durable.
Le traitement du retrait de l’étiquetage s’est limitĂ© Ă la reprise fidèle du communiquĂ© des Amis de la Terre. NĂ©anmoins, une tentative de rĂ©sistance a Ă©tĂ© amorcĂ©e par Novethic.fr, qui rassure les pourfendeurs de cette initiative, en prĂ©cisant que malgrĂ© la suspension, l’Ecureuil continuera Ă financer la R&D dans la mĂ©thodologie de l’étiquetage.
Les internautes n’ont pas manifestĂ© d’intĂ©rĂŞt prĂ©gnant pour ce sujet en raison, probablement, du silence de la Caisse d’Epargne. D’ailleurs, Ă ce jour, la banque n’a pas communiquĂ© sur le sujet.
Imprimer cet article
avril 28, 2010
04
2010
Des éoliennes sur les toits parisiens : un « Paris » audacieux…

Alors que le pré-rapport parlementaire présidé par Patrick Ollier (Député UMP) tente d’amorcer la mise à mort des éoliennes dans le paysage français, Paris a lancé un projet test visant à orner ses toits de petites éoliennes adaptables à la configuration urbaine. Cette démarche s’inscrit dans le cadre du Plan Climat de la ville de Paris énonçant la volonté que, d’ici 2020, 25 % de la consommation énergétique de la Ville soient issus d’énergies renouvelables.
Le 1er avril 2010, en marge à la semaine du développement durable, Anne Hidalgo, première adjointe au Maire chargée de l’urbanisme et Denis Baupin, adjoint au Maire chargé du développement durable, ont inauguré deux mini-éoliennes sur la toiture-terrasse de la Maison de l’Air à Belleville (XXème arrondissement de Paris) ; lieu choisi en raison du symbole mais aussi pour sa localisation dans les hauteurs de Paris.
Ces mini-Ă©oliennes mesurent 160 cm x 160 cm ; elles prĂ©sentent plus l’aspect de grands ventilateurs que d’éoliennes traditionnelles. [Lire la suite →]
Imprimer cet article
avril 28, 2010
04
2010
Interview de Jean-Pierre Sicard, directeur général délégué de CDC Climat

Impliqué depuis 15 ans dans la réflexion sur le changement climatique, la Caisse des Dépôts aborde cette année un tournant avec la création de CDC Climat. Cette nouvelle filiale devrait permettre à la Caisse des Dépôts de devenir un acteur international de la lutte contre le réchauffement climatique.
Graine de Sésame: La Caisse des Dépôts a récemment lancé CDC Climat, dont vous êtes directeur général délégué. Quelles ont été les motivations pour la création de cette filiale ?
Jean-Pierre Sicard: La Caisse des Dépôts a décidé de passer à une nouvelle étape stratégique pour son activité de lutte contre le changement climatique. Nous incubons des activités depuis plusieurs années et pensons désormais qu’il est temps de donner une identité à ces activités, en créant une filiale dédiée.
Quelles seront les activités de CDC Climat ?
Jean-Pierre Sicard: Nous intervenons dans 3 domaines :
- Tout d’abord, les services aux marchés du carbone. Il s’agit d’investir dans tout ce qui est nécessaire aux opérateurs et aux Etats pour que ces marchés, qui sont des outils de politique publique, se développent dans la sécurité et la transparence : bourses, registres, systèmes d’échange et de conservation d’actifs carbone. On a déjà développé un certain nombre de choses. Nous sommes actionnaires de BlueNext, qui est la bourse européenne du carbone. Aujourd’hui, les enjeux sont internationaux. CDC Climat, avec ses partenaires, compte saisir les opportunités ouvertes par la création de politiques climatiques dans différentes parties du monde.
- Ensuite, nous sommes investisseurs dans les actifs carbone. [Lire la suite →]
Imprimer cet article
avril 28, 2010
04
2010
Norvège : Des éoliennes habitables bientôt au large de la côte de Stavanger
La mer est un nouveau territoire à conquérir. La construction des îles artificielles de Dubaï symbolise l’exploit de l’homme à étendre son territoire. Néanmoins, la construction de ces îles luxueuses a causé beaucoup de dégâts envers la biodiversité marine et a fortement émis du CO₂. Bref, les îles artificielles sont peu vertueuses pour l’environnement. Aujourd’hui, une agence d’architectes a dessiné une île artificielle qui allierait activité économique et humaine, tout en produisant de l’énergie.
Leon Rost, Joao Virra Costa, Don Lawrence et Tudor Viasceanu, architectes chez Online Office, sont les concepteurs de ce village touristique offshore composé de 49 éoliennes habitables. Ces dernières abriteront un musée, un spa et des hôtels pour personnes en transit (touristes, marins, croisiéristes et travailleurs des plateformes offshore). En plus d’être un lieu touristique, ces îles éoliennes généreront 392 MW d’électricité, soit 8 MW chacune, capable donc d’alimenter 120 000 habitations des villes terrestres voisines.


En dépit de l’origine portugaise des architectes, ce projet de ville éolienne ne sera pas réalisé en face des côtes portugaises mais au large des côtes de Stavanger, en Norvège, endroit réputé très venteux. Stavanger est la capitale pétrolière du pays. La Norvège est le deuxième fournisseur de gaz naturel de l’Union européenne. Si l’on considère la diminution des disponibilités des sources d’énergies fossiles, ce projet pourrait symboliser le début de la reconversion de Stavanger en capitale des énergies renouvelables. Et pourquoi pas, dans une cinquantaine d’années, exporter en abondance de l’électricité verte aux pays membres de l’Union européenne ?
Maintenant, il faut dépasser le stade de l’effet d’annonce et chercher des investisseurs qui croient à ce projet assimilable, pour l’instant, à de la science-fiction.
Pour en savoir plus:
Imprimer cet article
avril 6, 2010
04
2010
British Airways réduit ses émissions de CO₂ en remplissant ses réservoirs de poubelles
S’il y a bien un secteur très polluant qui éprouve des difficultés à réduire ses émissions de gaz à effet de serre dans la pratique de ses activités, c’est bien le secteur du transport aérien. Selon l’Institut français de l’Environnement, le transport aérien mondial émet plus de gaz à effet de serre que l’ensemble des activités d’un pays tel que la France. Il devient donc nécessaire d’innover dans ce secteur et de développer les technologies propres.
Au mois de janvier dernier, un premier pas a été franchi avec Qatar Airways, qui a inauguré le Qatar Science and Technology Park, un centre de recherche sur la conception d’un bio-fuel. Un premier vol commercial Doha-Londres a été réalisé, par la même compagnie, avec des réacteurs alimentés par un mélange de kérosène et de biocarburant (composé de maïs et de blé et bientôt exclusivement d’algues). Un mois plus tard, Cette annonce semble désormais désuète. Mi-février, Bristish Airways a annoncé qu’une partie de sa flotte volerait avec du biocarburant issu de déchets à partir de 2014.
Imprimer cet article
avril 2, 2010
03
2010
Belgique : Et si les poules étaient la solution pour réduire les déchets ?
Après la biomasse, après les lombrics, ce sont les poules qui sont mises à contribution pour réduire les déchets alimentaires. L’idée vient de Christophe Denève, responsable de la cellule environnement de la commune de Mouscron, située tout près de la frontière française.  Cela fait deux ans que cette opération suscite l’engouement parmi les habitants de Mouscron. Les demandes affluent et les listes d’attentes se rallongent, mais seule une cinquantaine de familles peuvent recevoir ces gallinacés dans leurs foyers.  Ce qui est, pour l’instant, relativement faible puisque Mouscron compte 52 000 habitants. Autant dire que la sélection des familles est draconienne. Les familles doivent répondre à plusieurs conditions pour recevoir ces poules.
Le bien-ĂŞtre de l’animal est pris très au sĂ©rieux [Lire la suite →]
Imprimer cet article
mars 31, 2010
03
2010
Interview Pauline Nantongo Kalunda, co-fondatrice d’Eco-Trust
A l’occasion de la JournĂ©e internationale de la Femme, Graine de SĂ©same souhaite vous faire dĂ©couvrir une femme exceptionnelle, rencontrĂ©e lors du forum des innovations financières pour le dĂ©veloppement. Pauline Nantongo Kalunda Ă©tait une des 20 finalistes du concours lancĂ© par l’AFD (Agence française pour le dĂ©veloppement), la Banque mondiale et the Bill and Melina Gates Fondation pour rĂ©compenser la meilleure innovation financière. C’est avec un grand sourire qu’elle nous a prĂ©sentĂ© son association Eco-Trust, The Environnemental Conservation Trust of Uganda.
Pauline a 39 ans. Depuis vingt ans, elle se consacre à l’environnement et à la biodiversité. Elle en a, d’ailleurs, fait son métier en étant conservatrice biologiste auprès de l’Autorité nationale des Forêts. En 1999, elle cofonde l’association Eco-Trust qui promeut la reforestation en Ouganda.
Graine de Sésame : Récemment, un glissement de terrain tuant 92 morts en Ouganda, a montré la nécessité d’agir pour le reboisement des forêts.
Pauline N.Kalunda : Les forêts sont une source de vie inestimable. Les forêts nettoient notre air, nous nourrissent, abritent des espèces menacés et protègent nos sols en retenant l’eau lors des crues. La déforestation accroît les glissements de terrain. Ayant travaillé pour l’Autorité nationale des Forêts, j’ai observé leur recul. Je devais réagir et faire de mon mieux pour encourager le plus d’Ougandais possible à préserver leur environnement.
Gd S : C’est pour cela que vous avez créé Eco-Trust.
Pauline N.Kalunda : Oui, Eco-Trust a été fondée en 1999 pour aider les fermiers à planter des arbres et à cultiver une agriculture forestière. Pour y parvenir, nous avons mis en place un système de vente et d’achat de CO2 en 2009. Nous vendons des crédits carbones qui correspondent aux plantations d’arbre. Avant ce système, c’étaient des donations qui nous permettaient de planter nos arbres.

GdS : Qui sont les principaux acheteurs de vos crédits carbones ?
Pauline N.Kalunda : Ce sont essentiellement des entreprises et des institutions qui achètent notre carbone. Cela leur est bĂ©nĂ©fique pour rĂ©duire leur empreinte carbone et participer au dĂ©veloppement Ă©conomique des fermiers. Le prix de la tonne de carbone est estimĂ© par rapport Ă l’accumulation de la biomasse. Les fonds obtenus rĂ©munèrent les fermiers, [Lire la suite →]
Imprimer cet article
mars 8, 2010
03
2010
Interview de Delphine Smagghe, Directrice Environnement et Développement durable, Mc Donald’s France
A l’origine ingénieur en agriculture, Delphine Smagghe travaille depuis onze ans pour Mc Donald’s France. Après avoir occupé le poste d’ingénieur Achat/Qualité, Delphine Smagghe a été nommée Directrice Environnement et Développement durable en 2005.
Graine de Sésame : Au quotidien, quelles sont les tâches du directeur Environnement et Développement durable ?
Delphine Smagghe : En 2005, nous avons réalisé le bilan carbone de Mc Donald’s France. A partir de ce bilan, nous avons dressé une feuille de route fixant les objectifs des années à venir. Mon métier consiste donc à assurer le suivi de tous les plans d’action mis en place à partir de ces feuilles de route. Egalement, notre rôle est d’accompagner les restaurants dans leurs démarches environnementales. Mc Donald’s a la particularité d’être configuré en multi-sites. Par conséquent, notre défi est de faire en sorte que nos 1 146 restaurants agissent au quotidien pour l’environnement. Pour cela, nous avons déployé plus de mille référents environnementaux.
GdS : Quel est le rôle du référent environnemental ?
Delphine Smagghe : L’application de nos objectifs, compte-tenu de notre configuration, ne peut se faire sur un modèle « top/down ». Dans ce cas, le référent permet de faire la liaison entre nous et les franchisés. Il sert de relais et fait monter l’information jusqu’à nous. Nous formons, par e-learning, le référent sur les tâches qu’il doit entreprendre auprès des restaurants. Grâce au logiciel Ecoprogress, créé en 2007, le référent pilote la consommation énergétique des restaurants. Le référent motive les équipes à adopter une démarche environnementale et contrôle les indicateurs environnementaux.
GdS : Quels sont les prochains objectifs de Mc Donald’s France en terme de développement durable ?
Delphine Smagghe : A l’issue de notre bilan carbone, nous avions fixé comme objectif la réduction de 8 %, par rapport au niveau de 2005, de nos émissions de gaz à effet de serre pour 2010. Le deuxième bilan carbone, réalisé en 2008, a révélé que nous avions déjà atteint cet objectif. Désormais, nous envisageons de réduire 60 % de nos émissions de CO2 d’ici 2020. Nous prenons en compte dans cet objectif les émissions liées aux produits agricoles, et même les déplacements de nos clients.
GdS : Comment comptez-vous parvenir Ă cet objectif ambitieux ?
Delphine Smagghe : Trois grands piliers structurent notre démarche :
Premièrement l’optimisation de nos emballages : depuis plus de 10 ans, nous optimisons le poids, la forme, les matĂ©riaux utilisĂ©s. Nous sommes parvenus Ă rĂ©duire nos emballages de 25 %. [Lire la suite →]
Imprimer cet article
mars 2, 2010
02
2010
Osez boire de l’eau en brique !
La semaine dernière, nous vous avions proposé un écho du web sur la restauration des mangroves par Evian. Nous nous sommes aperçus, à travers les nombreux commentaires postés par les internautes, que la solution contre les émissions carbones de la commercialisation de l’eau était de boire de l’eau potable ou l’eau locale. Dernièrement, le rappel à l’ordre adressé par le jury de déontologie publicitaire envers la publicité de Cristalline, qui mettait « systématiquement en cause de manière non justifiée la qualité et la potabilité de l’eau du robinet », a relancé le débat sur l’eau en bouteille et l’eau potable.
Aquapax, l’eau en brique, pourrait concilier les deux positions. Aquapax est nĂ©e de la rencontre entre un jeune entrepreneur français, Alexis Vaillant et Neil Tomlinson, un crĂ©ateur britannique et un antiplastique convaincu. Dans l’optique d’une dĂ©marche environnementale, tous deux ont voulu dĂ©velopper le concept de l’eau en carton. La brique est composĂ©e Ă 75 % de carton, Ă 20 % de polyĂ©thylène pour l’étanchĂ©itĂ© et Ă 5 % d’aluminium pour protĂ©ger l’eau de la lumière et de l’oxygène. Encore plus Ă©cologique, environ 75 % de la brique d’eau sont issus de matĂ©riaux renouvelables, renouvelĂ©s, recyclables et recyclĂ©s. [Lire la suite →]
Imprimer cet article
février 26, 2010













