23
07
2010

Solar Island : une « île flottante » pour convertir l’énergie solaire en électricité

 

Une nouvelle île artificielle au large de l’Emirat Ras el Khaimah…

Quand on parle des îles artificielles qui jouxtent le littoral émirati, on pense immédiatement à certains projets pharamineux, d’îles en formes de palmiers ou de carte du monde… Moins connu, le projet d’île solaire artificielle qu’abritera prochainement l’Emirat  Ras el Khaimah… il relève pourtant de la prouesse technologique, et peut-être, environnementale.

En 2007, le Prince héritier de l’Emirat de Ras el Kaimah, Saud Bin Saqr Al Qasimi a investi 5 millions de dollars pour permettre à Nolaris, une start up suisse du Centre électronique et de Microtechnique de Neufchâtel, de mettre au point une île « prototype » de 80 mètres de diamètre, capable de convertir l’énergie solaire en électricité ou en hydrogène.

…pour capter l’énergie solaire et la transformer en hydrogène grâce aux vapeurs d’eau…

Contrairement aux îles artificielles des Emirats Arabes Unis, Solar Island ne s’appuie pas sur une structure en pilotis : c’est, au contraire, une île sur plateforme flottante. Recouverte d’une membrane photovoltaïque et de miroirs sur 64m², Solar Island est également une île-tournesol : des structures mécaniques robotisées lui impriment des mouvements de rotation afin qu’elle suive au fil de la journée les déplacements du soleil !

Ce sont les miroirs qui permettent d’opérer la conversion de l’énergie solaire en électricité. En renvoyant les rayons du soleil sur des tubes remplis d’eau, ils déterminent la formation de vapeur, qui pourra à son tour être transformée en hydrogène, ou, à l’issue de l’acheminement sur la terre ferme, en électricité.

Cette île pourrait pourrait produire 1 MW d’électricité en pic, en moyenne 250 kW soit une production de 2,2 GwH/an. Limite : Pour être rentable, ce type d’île doit être  localisé dans une zone présentant un ensoleillement de 350 jours par an… ce qui ne permet guère de reproduire l’expérience en s’éloignant de l’équateur.

 Renforcée par ce premier succès, la société suisse ne cache pas son ambition de renouveler l’expérience à plus grande échelle, avec une île de 500 mètres de diamètre en Mer du Golfe. Celle-ci serait alors capable de produire l’équivalent de 10% de la production d’une centrale nucléaire, et cela pour un coût de 90 millions d’euros.

...mais dont le coût environnemental reste encore incertain.

 Plusieurs questions restent cependant en suspens: Comment procédera-t-on à l’interconnexion entre l’île et la terre ? L’option choisie est de stocker l’hydrogène sur l’île puis de l’acheminer sur terre ferme par bateau. Alors, quid de l’empreinte énergétique de ce mode de transport ? Quelles seront les conséquences de ces îles solaires sur l’écosystème marin ? Quelle est la durée de vie de ces installations ? Comment recycler les matériaux composant l’île afin d’alléger son empreinte carbone ?

 

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juillet 23, 2010  

28
04
2010

Des éoliennes sur les toits parisiens : un « Paris » audacieux…

mini-eolienne-maison-de-l'air

Alors que le pré-rapport parlementaire présidé par Patrick Ollier (Député UMP) tente d’amorcer la mise à mort des éoliennes dans le paysage français, Paris a lancé un projet test visant à orner ses toits de petites éoliennes adaptables à la configuration urbaine. Cette démarche s’inscrit dans le cadre du Plan Climat de la ville de Paris énonçant la volonté que, d’ici 2020, 25 % de la consommation énergétique de la Ville soient issus d’énergies renouvelables.

Le 1er avril 2010, en marge à la semaine du développement durable, Anne Hidalgo, première adjointe au Maire chargée de l’urbanisme et Denis Baupin, adjoint au Maire chargé du développement durable, ont inauguré deux mini-éoliennes sur la toiture-terrasse de la Maison de l’Air à Belleville (XXème arrondissement de Paris) ; lieu choisi en raison du symbole mais aussi pour sa localisation dans les hauteurs de Paris.

Ces mini-éoliennes mesurent 160 cm x 160 cm ; elles présentent plus l’aspect de grands ventilateurs que d’éoliennes traditionnelles. [Lire la suite →]

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avril 28, 2010  

07
04
2010

Interview de Geneviève Férone, Directrice Développement durable, Veolia Environnement

genevieve-feroneDepuis 2008, Geneviève Férone est Directrice Développement durable de Veolia Environnement. Après ses études en Droit international, Geneviève Férone a intégré les Nations Unies pour traiter de sujets liés à l’environnement, l’énergie et les droits de l’homme. Après cette expérience, Geneviève Férone s’est orientée dans l’investissement socialement responsable, et a créé ARESE, la première agence française de notation ISR.

Dans son livre 2030 : Le Krach écologique, Geneviève Férone dresse un constat sur notre société et les enjeux de demain. Le changement climatique, la crise énergétique, la croissance démographique atteindront leur paroxysme en 2030 avec de grandes conséquences dans les modes de vie futures.

Graine de Sésame : Deux années se sont écoulées depuis la parution de votre livre,  Au jour d’aujourd’hui après le Grenelle de l’Environnement et Copenhague, avez-vous le même constat ou avez-vous noté des améliorations?

Geneviève Férone: En deux ans, les choses n’ont pas changé. Néanmoins, il y a eu une amélioration fragile sur la prise de conscience de l’opinion publique.

GdS: Vous dites « Fragile », est-ce à cause du semi-échec de Copenhague ?

Geneviève Férone: L’objectif de Copenhague était que tous les Etats s’entendent sur le seuil de tolérance des deux degrés d’augmentation globale. Les Etats devaient agir et s’accorder pour parvenir à ce résultat. C’est la première fois que nous avions une telle participation des chefs d’Etats. Nous avons dramatisé l’événement, en partie à cause de sa sur-médiatisation. Copenhague s’est transformé en une sorte de télé réalité. Avant, pendant et après le Sommet, les médias faisaient le point quotidiennement.  Les médias ont eu un rôle dangereux. Ils ont amplifié l’attente. Ils ont créé, indirectement, un climat de tension. Cette couverture médiatique est assez nouvelle en termes d’images et de résultats. Par ricochet, cette sur-médiatisation a permis la résurgence des messages climato-sceptiques.

Dans votre livre, vous dites que nous sommes schizophrènes, que nous savons qu’il y a danger mais nous n’y prêtons pas assez attention. Est-ce encore le cas aujourd’hui ?

Geneviève Férone: Effectivement, nous sommes toujours. [Lire la suite →]

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avril 7, 2010  

06
04
2010

Norvège : Des éoliennes habitables bientôt au large de la côte de Stavanger

La mer est un nouveau territoire à conquérir. La construction des îles artificielles de Dubaï symbolise l’exploit de l’homme à étendre son territoire. Néanmoins, la construction de ces îles luxueuses a causé beaucoup de dégâts envers la biodiversité marine et a fortement émis du CO₂. Bref, les îles artificielles sont peu vertueuses pour l’environnement. Aujourd’hui, une agence d’architectes a dessiné une île artificielle qui allierait activité économique et humaine, tout en produisant de l’énergie.

Leon Rost, Joao Virra Costa, Don Lawrence et Tudor Viasceanu, architectes chez Online Office, sont les concepteurs de ce village touristique offshore composé de 49 éoliennes habitables. Ces dernières abriteront un musée, un spa et des hôtels pour personnes en transit (touristes, marins, croisiéristes  et travailleurs des plateformes offshore). En plus d’être un lieu touristique, ces îles éoliennes généreront 392 MW d’électricité, soit 8 MW chacune, capable donc d’alimenter 120 000 habitations des villes terrestres voisines.

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En dépit de l’origine portugaise des architectes, ce projet de ville éolienne ne sera pas réalisé en face des côtes portugaises mais au large des côtes de Stavanger, en Norvège, endroit réputé très venteux. Stavanger est la capitale pétrolière du pays. La Norvège est le deuxième fournisseur de gaz naturel de l’Union européenne. Si l’on considère la diminution des disponibilités des sources d’énergies fossiles, ce projet pourrait symboliser le début de la reconversion de Stavanger en capitale des énergies renouvelables. Et pourquoi pas, dans une cinquantaine d’années, exporter en abondance de l’électricité verte aux pays membres de l’Union européenne ?

Maintenant, il faut dépasser le stade de l’effet d’annonce et chercher des investisseurs qui croient à ce projet assimilable, pour l’instant, à de la science-fiction.

Pour en savoir plus:

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avril 6, 2010  

12
03
2010

Levallois chauffe sa piscine avec l’eau usée des douches

piscine_levallois2Le mois dernier, la municipalité de Levallois-Perret et la Lyonnaise des Eaux (filiale de Suez Environnement) ont mis en place le programme « Degré bleu » pour chauffer le nouveau centre aquatique de la ville. Degré Bleu utilise une technique de chauffage développée à Bâle (Suisse), puis appliquée dans un éco-quartier de Stockholm et dans une station de traitement d’eau à Foz do Iguaçu ( Brésil). Cette technique consiste à récuper les eaux chaudes usées générées par la prise de douches ou lors d’utilisation du lave-linge ou du lave-vaisselle. Ces eaux usées varient entre 13 et 20°C. Elles évacuent donc une source de chaleur non-négligeable. Grâce à l’achat de brevets allemand et suisse, Lyonnaise des Eaux se lance pour la première fois, avec Levellois-Perret, dans la récupération des eaux chaudes usées.

Pour récupérer les calories, Lyonnaise des Eaux a, sur une longueur de 80 mètres, installé un échangeur de chaleur au réseau jouxtant le centre aquatique. Les calories sont ensuite transportées par un fluide caloporteur jusqu’à une pompe à chaleur électrique installée dans la chaufferie de la piscine. [Lire la suite →]

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mars 12, 2010  

26
02
2010

Antarctique : Elisabeth Princess, la première station à 0 émission carbone

Le premier anniversaire de la station Elisabeth Princess – et l’imminent retour en Europe des scientifiques nous conduisent à revenir sur l’exploit de la Belgique, qui a installé une station scientifique 100 % carbone neutre au Nord de l’Antarctique.

maquette stationLa Belgique avait cessé toute activité en Antarctique en 1968. La station Roi Baudouin était donc à l’abandon, faute de budget. En 2007, incitée par Alain Hubert – explorateur et fondateur de la Fondation Polaire Internationale, la Belgique a remis à l’ordre du jour sa présence en Antarctique, avec la volonté de créer une nouvelle station dédiée à la lutte contre le changement climatique. L’obstacle premier de la concrétisation de ce projet était de nature financière. Le budget initial (6,4 millions d’euros) a explosé, pour atteindre 22 millions d’euros.

Pour pallier aux problèmes de budget la station a été financée, certes par l’Etat à hauteur de 8 millions d’euros, mais aussi par des bailleurs de fonds privés. La station Elisabeth Princess a ainsi pu voir le jour grâce aux donateurs et aux mécènes.

La complicité de l’Etat Belge et de la Fondation Polaire Internationale a permis de construire la première station scientifique, unique par sa conception et sa consommation d’énergie. [Lire la suite →]

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février 26, 2010  

09
02
2010

Royaume-Uni : TESCO ouvre le 1er supermarché à zéro carbone

TESCO, grand groupe de supermarchés, émet 4 millions de Co2 par an. Pour y remédier, l’entreprise s’est fixé pour objectif de réduire ses émissions de 50 % d’ici 2020, et de devenir une entreprise à carbone neutre en 2050.

Dans le cadre de cet objectif, TESCO a inauguré, le 7 décembre 2009, le premier supermarché à carbone neutre à Ramsey dans le Cambridgeshire.

tesco_ramsey

La construction de ce nouveau supermarché a coûté 30 % plus cher que celle d’un établissement conventionnel ; il consomme cependant 50 % d’énergie en moins et permet, à long terme, de réduire les coûts – notamment en évitant l’utilisation de pétrole, dont les prix sont volatiles.

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février 9, 2010  

25
01
2010

Interview de la semaine: David Dornbusch, Président de l’association CleanTuesday

david_dornbuschLors du Salon de l’Entreprise durable du 20/21 octobre, Graine de sésame a rencontré David Dornbusch, Président de Cleantuesday, association promouvant le développement de l’industrie Clean Tech.

Graine de sésame a profité de cette occasion pour poser quelques questions sur les activités de cette association et l’avenir des Clean Tech.

« Son but est d’inciter les acteurs locaux à former une communauté locale qui se réunirait tous les mois pour discuter des évolutions des Clean Tech et pour permettre à des Start up de lever des fonds à travers du social Networking. »

GdS (Graine de Sésame) : Pouvez-vous nous présenter votre association : ses objectifs, ses ambitions futures ?

David Dornbusch : CleanTuesday est une association créée le 15 octobre 2008. CleanTuesday est une plateforme mettant en lien les différents acteurs de la filière des Clean Tech afin de développer ce secteur. Son but est d’inciter les acteurs locaux à former une communauté locale qui se réunirait tous les mois pour discuter des évolutions des Clean Tech et pour permettre à des Start up de lever des fonds à travers du social Networking. Les réseaux CleanTuesday commencent à être actifs un peu partout en France. CleanTuesday est présente en Ile-de-France, en Rhône-Alpes et dans la région PACA. CleanTuesday étend également son réseau à l’Ouest de la France notamment à  Bordeaux, Nantes, La Rochelle. La localisation de CleanTuesday s’effectue en fonction des initiatives apportées par les acteurs locaux. [Lire la suite →]

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janvier 25, 2010