03
2010
Le TIAP : Nouveau gardien des bonnes mœurs de BP Indonesia
En Indonésie, British Petroleum (BP) n’a pas voulu reproduire les mêmes erreurs qu’en Colombie, où elle avait été accusée de violer les droits de l’homme et de bafouer les droits des paysans.
En s’implantant en Indonésie en 1996, plus précisément dans la baie de Bitani (Papouasie Ouest), BP a voulu, dès le départ, se rapprocher de la population locale et mesurer l’impact de son activité sur l’environnement et le développement de la région. Pour des soucis d’objectivité, cet « audit » ne pouvait être effectué par le pétrolier. En 2002, BP a lancé the Tangguh Independent Advisory Panel (TIAP), une commission indépendante présidée par George Mitchell, sénateur américain (et actuel émissaire de Barak Obama au Proche-Orient) composée de Lord Hannay of Chiswick, diplomate britannique, de l’ambassadeur indonésien Sabam Siagan et du Révérend Herman Saud de Jayapura (Papouasie Ouest).
Le rôle de cette Commission est de remettre à BP un rapport annuel contenant un état des lieux des conséquences de sa présence sur la population locale et sur l’environnement. Les thèmes du bien-être des habitants, des droits de l’homme, du développement économique, de l’emploi, de la sécurité et de la biodiversité sont inclus dans les grilles d’analyse du TIAP. Les constats effectués sont assortis de recommandations, que BP s’engage à appliquer. Les constats et recommandations sont fondés sur le dialogue qu’entretient le TIAP avec les autorités nationales, les pouvoirs locaux, les associations, et la population des villages directement concernés. Une fois le rapport publié, BP organise une rencontre à Londres avec les ONG pour parler du contenu et entendre les appréciations et les critiques.
Les ONG « occidentales » mettent Ă profit ces rĂ©unions annuelles pour se faire les porte-parole des populations locales qui ne sont pas libres de s’exprimer. Certes, elles reconnaissent le bon travail du TIAP [Lire la suite →]
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mars 11, 2010
01
2010
Dénoncer son collègue: une nouvelle pratique contreversée en France
En rĂ©action aux scandales soulevĂ©s par Enron et Worldcom, la loi Sarbanes Oxeley de 2002 a imposĂ© Ă toutes les entreprises amĂ©ricaines cotĂ©es aux Etats-Unis – et Ă leurs filiales Ă©trangères – de se munir d’un code d’éthique et de mettre en place un système d’alerte professionnelle ; ces mesures devraient permettre aux salariĂ©s de dĂ©noncer anonymement des pratiques frauduleuses et des malversations comptables, qui menaceraient les activitĂ©s de l’entreprise.
L’effet extraterritorial de la loi Sarbanes Oxeley engendre un imbroglio juridique en France
De facto, 1345 entreprises, filiales de groupes américains ou d’entreprises cotées aux Etats-Unis ont incorporé ce système d’alerte en France, pour se mettre en conformité avec cette loi américaine.
Dans le droit français, il n’existe pas de loi spĂ©cifique encadrant ce système. En 2005, la Commission nationale de l’informatique et des libertĂ©s (CNIL) a limitĂ© le champ du dispositif d’alerte professionnelle aux domaines « financier, comptable, bancaire et de lutte contre la corruption » et impose aux entreprises l’obligation de lui formuler une demande d’autorisation. Quant Ă la jurisprudence, le 6 novembre 2009, [Lire la suite →]
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janvier 29, 2010
12
2009
Ethique sportive : Les supporters Français et Irlandais ont refait le match France Irlande via Facebook
Immédiatement après le coup de sifflet final de la rencontre France Irlande, du 18 novembre 2009, la polémique sur la façon dont avait gagné la France s’est propagée sur Internet. Facebook a été assailli par les internautes supporters des deux équipes pour manifester leur avis sur le match. En l’espace de 48h (mercredi minuit à vendredi minuit), 1 625 groupes composés de 210 000 membres Français et Irlandais se sont constitués pour s’exprimer sur l’issu du match France-Irlande et plus particulièrement sur la main de Thierry Henry. Point central des discussions sur Facebook : la qualification française allait-elle à l’encontre de l’éthique sportive ?

Decryptage
Facebook s’est révélé être l’un des instruments privilégiés des supporters français et irlandais pour s’exprimer « à chaud » sur la qualification française pour la Coupe du Monde. Ainsi, de nombreux groupes Facebook se sont créés immédiatement après le match (dés minuit !) et avant même la publication d’articles de média en ligne.
La question de l’éthique sportive s’est retrouvée au centre de tous les commentaires sur Facebook. Du côté français, il semble que la « faim est justifiée les moyens ». Ainsi, 57% des facebookers Français présents dans ces groupes ont manifesté leur satisfaction dénonçant l’absurdité de cette polémique. Toutefois, un sentiment de culpabilité s’est tout de même fait ressentir dans le camp Français, 23% des facebookers ont avoué avoir « honte » de cette « tricherie » et du manque de fairplay de l’équipe de France.
Du côté irlandais, l’irritation face à un manque de fairplay et d’éthique de l’équipe française s’est clairement fait ressentir. 91% des irlandais membres de ces groupes Facebook ont une image négative de Thierry Henry et plus généralement des Français qui « ont volé ce match », certains allant même jusqu’à prôner le boycott des sponsors de Thierry Henry…
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décembre 9, 2009













