02
2010
« Las vacas mochileras » : des vaches coquettes pour lutter contre l’effet de serre
Il suffit de faire un tour du côté de l’Argentine pour voir des vaches porter un sac à dos rose… Ce n’est pas un effet de mode mais une expérience menée par des scientifiques pour mesurer l’impact des ruminants sur le réchauffement climatique… On les appelle « las vacas mochileras » !

Cette expérience est l’initiative de l’Institut National des Technologies de l’industrie Bovine, INTA. Cet organisme étudie les effets des activités agricoles sur le réchauffement climatique depuis 1996.
Quel rapport avec les vaches ? Ces dernières émettent du méthane, un gaz qui produit 23 fois plus de chaleur que le CO2. Une vache de 550kg produit ainsi en moyenne 800 à 1,000 litres de méthane par jour. L’Argentine comptant 55 millions de vaches, cela fait de l’élevage la deuxième activité génératrice de gaz à effet de serre, après le secteur énergétique. Les vaches seraient responsables de 30% des gaz à effet de serre dans le pays.
Afin de mieux comprendre ce phénomène, les scientifiques de l’INTA ont mis au point un sac à dos spécifique. Posé sur le dos d’une dizaine de ruminants, et relié par des tubes aux entrailles des animaux, ce sac à dos électronique est capable de capter et de stocker les gaz émis, contenant du méthane. Le sac quantifie l’émission de méthane et transmet les résultats directement sur internet.
Par le biais de cette expérience, les experts comptent développer des solutions pour minimiser l’impact de l’élevage. Le méthane est principalement généré par la décomposition des céréales lors de la digestion de l’animal. Ils espèrent ainsi adopter un nouveau régime alimentaire pour les vaches afin d’améliorer leur digestion. En nourrissant les vaches avec du trèfle et de la luzerne au lieu de graines, le taux d’émission de méthane pourrait être réduit de 25%.
Le magazine Popular Science a désigné cette recherche comme l’un des faits les plus marquants dans le monde de la science en 2009…
Pour en savoir plus :
Imprimer cet article
février 23, 2010
02
2010
Japon : Découverte d’une bactérie pouvant transformer CO2 en méthane
Récemment, nous vous parlions des retombées médiatiques de l’inauguration du centre de captage de CO2 à Lacq par Total (Cf. rubrique écho du web). Selon la découverte d’une équipe de chercheurs nipponne, ce CO2 capté peut, à l’aide d’une bactérie, se transformer en méthane et donc en gaz naturel.
Fumio Inagaki, Le directeur de l’équipe de chercheurs du JAMSTEC (Agence japonaise des sciences et des technologies marine et terrestre, a annoncé avoir découvert les propriétés naturelles d’une bactérie fortement présente au large des côtes de la grande île japonaise de Honshu. Immergée entre 2 000 et 4 000 mètres, cette bactérie transforme le dioxyde de carbone en méthane. Le hic est que ce processus de transformation prend plusieurs milliers d’année.
L’objectif de ces chercheurs est de réduire le temps de processus de transformation à 100 ans. Alors, toute l’activité des chercheurs se concentrera sur les solutions à trouver pour modifier l’ADN bactérien et muscler ses capacités d’accélération.
Faute de financement, ce projet restera à l’état de découverte, ce qui pourrait satisfaire certains écologistes. Comme nous avons pu le constater avec l’inauguration par TOTAL d’un centre de captage de CO2, des associations locales et des ONG avaient alerté le public sur les risques environnementaux et sanitaires d’une remontée à la surface de CO2 due à des fissures.
Imprimer cet article
février 3, 2010














