02
07
2010

Une seconde vie pour nos ordinateurs ?

La question d’une seconde vie pour le matériel informatique se trouve à la croisée de tous les grands enjeux de développement durable : consommation des ressources naturelles et préservation de l’environnement, équité sociale et accès de tous au numérique, consommation responsable…

Premier constat, largement partagé, celui de la fracture numérique : A l’heure du tout numérique, dans une société hyper-connectée, la fracture numérique vient redoubler le thème douloureux de la fracture sociale. Des milliers de personnes, en France ou ailleurs, n’ont pas encore accès aux technologies informatiques.

Second constat, encore trop ignoré, celui de la facture environnementale : La consommation de matières premières, les conditions sociales ou environnementales de la production, le coût du transport : autant de facteurs qui s’accumulent et viennent peser sur le bilan carbone des ordinateurs ; un bilan carbone très lourd, en amont même de l’utilisation quotidienne de l’informatique par les consommateurs.

écrans-entassés ok

Reconditionnement, recyclage: allonger la durée de vie des matériels informatiques? La plupart des équipements informatiques sont remplacés alors qu’ils pourraient encore fonctionner. Les consommateurs se débarrassent d’un matériel jugé obsolète, et qui pourtant pourrait retrouver une seconde jeunesse en passant par la case « reconditionnement ». Nettoyage, remplacement des pièces usées ou défectueuses, effacement des données et réinstallation du système d’exploitation permettent à la machine de retrouver ses qualités initiales.

Petite demande mais grandes satisfactions: A l’instar des téléphones portables ou autres gadgets technologiques, les consommateurs n’utilisent en réalité que les fonctions les plus basiques de leurs ordinateurs : connections internet, tâches bureautiques, multimédia… Des fonctions qu’un ordinateur reconditionné pourrait largement satisfaire… Pour autant, les habitués de l’informatique ne sont sans doute pas prêts à troquer le goût de la nouveauté contre l’allongement raisonné de la durée de vie de leur PC.

Pour d’autres en revanche, l’accès à un ordinateur reconditionné (gratuitement ou pour un prix n’excédant pas une centaine d’euros) constitue une excellente opportunité : ménages modestes, associations ou écoles, ont ainsi pu rejoindre la communauté du numérique restée jusqu’alors inaccessible… De nombreuses collectivités territoriales, en renouvelant leurs parcs informatiques, ont fait don de leurs ordinateurs à leurs agents les plus modestes. De même, des associations de seniors ont pu franchir le cap de l’informatique et démontrer que même la génération des cheveux blancs pouvait être connectée.

L’offre d’ordinateurs reconditionnés bénéficie de nombreux facteurs favorables : La réglementation tout d’abord, qui incite à la réutilisation systématique des appareils (reprise et valorisation par les fournisseurs), mais aussi au don d’ordinateurs reconditionnés (exonération de charges pour les entreprises)…

La labellisation ensuite : toute la filière du reconditionnement/recyclage des matériels informatiques devrait se structurer et gagner en crédibilité grâce au programme de labellisation Ordi2.0 lancé par le gouvernement en 2008. Cette labellisation permet de garantir non seulement la qualité des ordinateurs reconditionnés, mais également le caractère solidaire de cette activité.

En effet, les entreprises de l’économie sociale et solidaire, les structures d’insertion et les associations sont les principaux acteurs de la filière du reconditionnement. C’est donc l’identité solidaire de la filière qui est privilégiée par la politique gouvernementale de labellisation Ordi 2.0. Des PME spécialisées et des petites entreprises industrielles complètent l’offre sur cette filière.

Enfin, les entreprises et les collectivités, parce qu’elles disposent de parcs informatiques importants et entretenus par des professionnels, peuvent influencer de façon déterminante l’offre d’ordinateurs reconditionnés. Au moment de renouveler leurs parcs, près de 80% de leurs ordinateurs peuvent faire l’objet d’un reconditionnement ! L’entreprise ou la collectivité n’ont alors plus qu’à choisir par qui faire opérer le reconditionnement, et à qui profitera la seconde vie de ses ordinateurs.

Les ordinateurs reconditionnés semblent donc offrir une réponse pertinente aux problèmes de fracture numérique et d’accès de tous à l’informatique… pour autant, ils semblent encore loin de pouvoir toucher le grand public, et ainsi résorber la facture environnementale… à moins, peut-être, d’un reconditionnement des mentalités ?

  • Pour en savoir plus: Le site http://www.ordi2-0.fr/ présente toutes les informations pour vous guider dans cette démarche (annuaire des reconditionneurs, guide des bonnes pratiques…)
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juillet 2, 2010  

09
06
2010

Christine Grèzes, Bouygues Construction, « Plusieurs actions ont été mises en place pour impliquer nos collaborateurs »

christine_grezesDepuis 2007, Christine Grèzes est à la tête de la direction développement durable de Bouygues Construction. Elle s’est employée à instaurer au sein des différents métiers de Bouygues Construction une dynamique de groupe en faveur du développement durable.

Graine de Sésame : Quelles ont été vos motivations premières pour accepter ce type de responsabilité ?
Christine Grèzes : Lors de ma prise de fonction, le développement durable ne m’était pas tout à fait étranger. J’ai débuté ma carrière en tant que consultante, avec une spécialisation dans la conduite du changement. Ensuite, j’ai intégré la direction de la communication de Saur dans laquelle j’ai travaillé sur la valorisation de sa politique de développement durable. Après cette expérience, j’ai rejoint Bouygues Construction. J’ai participé à la conception de la démarche de développement durable de Bouygues Construction pendant toute l’année 2006. A l’issue de cette réflexion, Yves Gabriel (P-DG de Bouygues Construction) m’a proposé de prendre en charge la Direction du Développement durable…

Vous animez un Comité Développement durable Bouygues Construction. Quel est l’objectif de ce Comité ?
L’objectif de ce Comité est de coordonner la démarche « Actitudes », notre programme Développement durable. Il réunit les responsables développement durable de nos principales fonctions support et entités opérationnelles. Le Comité impulse une dynamique sur un certain nombre de sujets transverses et favorise le partage des bonnes pratiques. Au départ, nous nous réunissions tous les mois, maintenant nous nous rencontrons tous les deux mois.

Outre ce Comité, nous avons constitué un réseau d’une centaine de correspondants développement durable. Chaque filiale a nommé ses correspondants, généralement des ingénieurs QSE, des responsables techniques ou encore RH. Pour les former, nous avons conçu un cycle d’apprentissage de six jours sur la construction durable, les aspects sociaux du développement durable et sur la conduite du changement. Aujourd’hui, nous finalisons un référentiel des missions et compétences des correspondants développement durable pour mieux asseoir leur mission.

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juin 9, 2010  

21
05
2010

Ibrahim el Ali, Président de la Fondation BlueGreen : « Les pays du Sud doivent cesser d’être attentistes »

ibrahim-elaliIbrahim el Ali est un Libanais né au Sénégal et vivant en France. Il y a quatre ans, il délaisse sa société d’import/export pour se consacrer à la préservation de la nature en Afrique et sur le pourtour méditerranéen. Citoyen du monde, il est souvent invité par les organisations internationales et les médias pour livrer son regard d’homme de terrain.

Graine de Sésame : Qu’est-ce qui vous a poussé à abandonner votre carrière d’homme d’affaires pour vous consacrer aux causes environnementales ?

Ibrahim el Ali : Avant de me consacrer à mes associations, j’étais dans l’import/export de produits alimentaires à Rungis. J’ai commencé à m’intéresser à l’écologie lorsque je rendais visite à mon grand frère, Haidar el Ali, au Sénégal. A ses côtés, j’ai participé à des actions visant à protéger la biodiversité africaine. Une fois rentré en France, je retrouvais mes habitudes. Puis, il y a eu le décès de ma mère. Je suis parti au Liban pour l’enterrer et j’ai redécouvert mon pays. Le Liban est un pays riche d’une biodiversité menacée par les conflits, son urbanisme et son agriculture intensive. Je devais réagir à ma façon. J’ai créé ma première association Mawassen Khair (moisson de la bienfaisance). Avec des petits moyens, je mène des actions de protection de la nature.

Quels étaient les moyens financiers, humains dont vous disposiez pour réaliser vos projets?

Ibrahim el Ali : L’ONG Mawassen Khair prouve que la protection de l’environnement est une question de volonté et non de moyens. Mawassen Khair est constituée d’une petite équipe de vingt personnes. Après le conflit de juillet 2006, nous avons participé, avec la FINUL, au déminage de 4 000 bombes en sept mois. Le procédé était simple. Nous avons impliqué les chefs religieux pour qu’ils demandent aux habitants des villes du Sud de nous prévenir s’ils voyaient un obus pour le désamorcer. Ensuite, nous avons reboisé les zones pour reconstituer un écosystème. Cela nous a coûté peu d’argent, car nous avons impliqué tous les acteurs de la société. Les actions environnementales doivent obéir au mouvement du haut vers le bas et du bas vers le haut. Ce qui veut dire que les actions ou les initiatives doivent être issus des acteurs publics et des citoyens.

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mai 21, 2010  

15
04
2010

SFR et le congé solidaire : une manière originale de vivre ses vacances

Voyager non pas en tant que touriste mais en tant que volontaire, c’est possible !

De la création d’un journal au Burkina Faso à la dispense de cours d’informatique au Mali en passant par le référencement de terres cultivables à Djibouti, le congé solidaire a d’ores et déjà séduit un bon nombre d’entreprises et de salariés désireux de mettre leurs compétences au service de l’accomplissement d’une action humanitaire.

conges solidaire

Créé à l’initiative de l’association Planète Urgence ce concept original, produit d’un partenariat tripartite entre entreprise, volontaire et ONG, permet aux salariés volontaires de mener un « engagement citoyen » en faveur du développement ou de la protection de l’environnement de pays en voie de développement. Le congé solidaire est ainsi un moyen efficace d’impliquer la société civile dans le rapprochement, [Lire la suite →]

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avril 15, 2010  

17
03
2010

M6 mise 2,5 millions d’euros pour la réinsertion des personnes incarcérées

prisonfrEn février dernier, le groupe M6 a inauguré sa première fondation. Celle-ci dispose d’un budget de 2,5 millions d’euros pour financer ses activités pendant cinq ans. Contrairement aux fondations classiques d’entreprise, la Fondation M6 se concentrera uniquement sur une activité de mécénat : l’aide à la réinsertion des personnes accomplissant des peines de prison.

S’intéresser aux populations carcérales est un choix audacieux de la part de M6. Les prisons françaises sont surpeuplées. En juin 2009, on dénombrait 62 000 détenus pour 51 000 places et 24 300 personnels de surveillance. Le taux de suicide et le taux de suivi psychologique grimpent. Un Prophète de Jacques Audiard (récompensé au César) ou le documentaire filmé par les détenus de Fleury-Mérogis révèlent, à des degrés divers, [Lire la suite →]

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mars 17, 2010  

08
03
2010

Interview Pauline Nantongo Kalunda, co-fondatrice d’Eco-Trust

Pauline_ECOtrustA l’occasion de la Journée internationale de la Femme, Graine de Sésame souhaite vous faire découvrir une femme exceptionnelle, rencontrée lors du forum des innovations financières pour le développement. Pauline  Nantongo Kalunda était une des 20 finalistes du concours lancé par l’AFD (Agence française pour le développement), la Banque mondiale et the Bill and Melina Gates Fondation pour récompenser la meilleure innovation financière. C’est avec un grand sourire qu’elle nous a présenté son association Eco-Trust, The Environnemental Conservation Trust of Uganda.

Pauline a 39 ans. Depuis vingt ans, elle se consacre à l’environnement et à la biodiversité. Elle en a, d’ailleurs, fait son métier en étant conservatrice biologiste auprès de l’Autorité nationale des Forêts. En 1999, elle cofonde l’association Eco-Trust qui promeut la reforestation en Ouganda.

Graine de Sésame : Récemment, un glissement de terrain tuant 92 morts en Ouganda, a montré la nécessité d’agir pour le reboisement des forêts.

Pauline N.Kalunda : Les forêts sont une source de vie inestimable. Les forêts nettoient notre air, nous nourrissent, abritent des espèces menacés et protègent nos sols en retenant l’eau lors des crues. La déforestation accroît les glissements de terrain. Ayant travaillé pour l’Autorité nationale des Forêts, j’ai observé leur recul. Je devais réagir et faire de mon mieux pour encourager le plus d’Ougandais possible à préserver leur environnement.

Gd S : C’est pour cela que vous avez créé Eco-Trust.

Pauline N.Kalunda : Oui, Eco-Trust a été fondée en 1999 pour aider les fermiers à planter des arbres et à cultiver une agriculture forestière. Pour y parvenir, nous avons mis en place un système de vente et d’achat de CO2 en 2009. Nous vendons des crédits carbones qui correspondent aux plantations d’arbre. Avant ce système, c’étaient des donations qui nous permettaient de planter nos arbres.

arbre_ecotrust

GdS : Qui sont les principaux acheteurs de vos crédits carbones ?

Pauline N.Kalunda : Ce sont essentiellement des entreprises et des institutions qui achètent notre carbone. Cela leur est bénéfique pour réduire leur empreinte carbone et participer au développement économique des fermiers. Le prix de la tonne de carbone est estimé par rapport à l’accumulation de la biomasse. Les fonds obtenus rémunèrent les fermiers, [Lire la suite →]

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mars 8, 2010  

16
02
2010

Les salariés d’Henkel montent sur scène pour récolter des fonds au profit du Secours populaire

henkel-spfVoilà un an que le Secours populaire et Henkel ont conclu un partenariat tout à fait original. Henkel a décidé de soutenir le Secours populaire dans ses activités, en impliquant à la fois ses salariés, ses filiales et ses clients.

Cette première année de collaboration a été riche en opérations de sensibilisation. Par le biais d’Henkel, 80 femmes en grandes difficultés ont bénéficié, avant un entretien d’embauche ou un évènement familial, d’une séance de coiffure dans les académies Schwarzkopf Professionnal. Henkel s’est également investi en donnant régulièrement des produits cosmétiques, de coiffure, de papeterie et de lessive pour que le Secours populaire les distribue aux familles fragilisées. Les clients des produits Henkel ont également été invités à fournir un soutien à cette association, en organisant des opérations commerciales afin de lever des fonds. Par l’opération « Enfance et Solidarité » la marque de lessive Le Chat a versé 30 000 euros au Secours populaire.

Surtout, la force et l’originalité de ce partenariat résident essentiellement dans l’implication et la motivation des salariés. [Lire la suite →]

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février 16, 2010  

12
02
2010

Interview: François Barthalon, Chargé de Mission, Direction Générale des Ressources Humaines, Veolia Environnement

Veolia Environnement_logoDepuis 2004, François Barthalon a intégré Veolia Environnement en qualité de Directeur Rémunération Globale puis, à présent, en tant que Chargé de Mission à la Direction des Ressources Humaine. François Barthalon nous a présenté le dispositif Allo Solidarité.

Allo Solidarité est une plate-forme d’écoute et de soutien dont la mission est de répondre aux situations d’urgence des salariés. Ce dispositif a été créé dans le cadre d’un Plan de Solidarité Active mis en place par Veolia Environnement en octobre 2008 afin d’aider les salariés  fragilisés par la crise économique. Il s’agit d’un numéro vert qui couvre la zone de l’Ile-de-France.

Graine de Sésame : Comment vous est venu l’idée d’Allo Solidarité ?

François Barthalon : La crise économique de 2007 a eu des impacts sensibles sur la situation personnelle des collaborateurs peu qualifiés. Ils leur étaient de plus en plus difficile de couvrir les dépenses essentielles : transports, logements, et même approvisionnement en denrées alimentaires. D’ailleurs, le récent rapport de la Fondation Abbé Pierre relate les difficultés que rencontrent les ménages durant cette période difficile.

Des informations nous provenaient des équipes sur le terrain, qui nous confiaient que certains collaborateurs rencontraient des difficultés de plus en plus grandes. [Lire la suite →]

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février 12, 2010  

04
02
2010

Etats-Unis : Disney offre une entrée gratuite contre du bénévolat

Les parcs Disney ont trouvé une nouvelle astuce pour encourager les familles à faire du bénévolat dans leurs communautés locales au cours de 2010 : dans le cadre de son programme sans précédant « Give a day, Get a Disney day » (Un jour donné, un jour Disney offert), Disney accordera à un million de bénévoles travaillant avec un organisme partenaire un billet d’entrée gratuite pour une journée dans tous les sites Disney World et Disneyland (Etats-Unis, Canada et Porto Rico).

Disney-Give-A-Day-Get-A-Day

Disney collabore avec « HandsOn », le plus grand réseau de bénévolat aux Etats-Unis, [Lire la suite →]

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février 4, 2010  

02
02
2010

Inde : 50 000 enfants des rues scolarisés par AVIVA

L’assureur Aviva a annoncé fin août le lancement en 2010 de son programme triennal « Street to School » (De la Rue à l’Ecole), en partenariat avec les associations caritatives CRY (Child Rights and You) et Save the Children Inde, qui vise à fournir une éducation de qualité à 50 000 enfants indiens issus de la pauvreté d’ici 2012, notamment à Delhi et en Bengale occidental.

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La première étape sera de s’ouvrir à 20 000 enfants d’ici fin 2010 à travers 5 projets dans 9 Etats, garantissant en même temps la sécurité des élèves : l’Inde a le plus grand nombre d’ « enfants des rues » au monde, errant sans surveillance et vulnérables à l’exploitation et à la maltraitance.

Les salariés d’Aviva Inde sont également impliqués, ayant accepté de contribuer un jour de salaire au lancement de l’initiative. Fort de cet enthousiasme, Aviva a l’intention de déployer toute une série de partenariats « Street to School » avec d’autres ONG – dans le monde entier – au cours des prochains mois. A partir de 2010, 50% de tous les dons caritatifs du groupe y seront consacrés.

Pour en savoir plus:

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février 2, 2010